Saviez-vous que les Belges étaient les plus nombreux à investir dans le neuf en Espagne ?

L’histoire d’amour entre les deux pays est en effet historique. Aujourd’hui, toutes les conditions pour que le Belge succombe à l’achat sont réunies : taux hypothécaires bas, prix démocratiques, vols fréquents et... cette inaltérable soif de soleil !

En 2018, ils étaient 4 000 à acheter un bien en terre espagnole. En 2016, 3 000 « seulement ». Il n’y a pas à dire, les Belges ont une brique dans le ventre, y compris en Espagne. Et cette tendance ne cesse de s’affermir au fil des années. « Aujourd’hui, des promoteurs construisent de nombreux bâtiments neufs spécifiquement pour les Belges, note un Business Consultant chez Century 21. En effet, les Belges sont relativement exigeants au niveau de l’immobilier : ils veulent du moderne, de grandes fenêtres avec vue sur la mer – contrairement aux Espagnols qui préfèrent se protéger du soleil via de petites ouvertures – des espaces ouverts, de grandes terrasses... ». Et contrairement à certaines rumeurs, les acquéreurs ne sont pas que des pensionnés. « On trouve beaucoup d’acheteurs dans la tranche d’âge 35-45 ans, qui souhaitent profiter en famille d’un bien au soleil facilement accessible... ».

Pourquoi les Belges craquent-ils pour l’Espagne ?

La raison serait d’abord historique. En effet, les Belges sont des touristes fidèles à l’Espagne depuis des décennies. On se souvient d’ailleurs tous de la fameuse chanson de Stttellla « Torremolinos ». Plus globalement, il faut savoir que d’un point de vue touristique, l’Espagne est l’un des trois pays les plus visités au monde avec la France et les États-Unis.

« Les 320 jours d’ensoleillement par an constituent un autre argument de taille, sans compter les 30 à 40 vols/ semaine vers Alicante, Malaga, Murcia et Almeria, au départ de la Belgique. En 2h ou 2h30 maximum, les Belges se retrouvent dans une tout autre atmosphère. » Sans oublier la qualité de vie et l’investissement réalisé. « Les Belges aiment le mode de vie espagnol, relativement « cool », les sorties au coucher du soleil, afin de profiter d’un maximum de luminosité. Un aspect qui manque tant à la Belgique. »

L’aspect financier, le « nerf de la guerre », est bien-sûr central dans cette « ruée vers l’Espagne ». En effet, les biens demeurent abordables en regard d’autres contrées ensoleillées, comme par exemple le Sud de la France.

Un investissement intéressant

« Nous comptons trois catégories d’acheteurs pour les biens en Espagne, note le Business Consultant de chez Century 21. La première acquière un immeuble en vue d’une jouissance personnelle, pendant les vacances et au cours de l’année. La deuxième se compose d’investisseurs « purs et durs » qui recherchent une rentabilité en achetant du neuf. Ils peuvent acquérir 1, 2, 3, ou 4 biens – voire plus encore. En moyenne, on parle de 3 à 5% de rentabilité brute/an pour un bien qui a été financé sur fonds propres. Enfin, la troisième catégorie se compose d’un mix des deux premières : « mi-plaisir mi-rentabilité », avec une location à certains moments de l’année. L’objectif étant un placement financier doublé d’une échappatoire au soleil. »

Comment acheter en Espagne ?

La démarche peut sembler ardue, mais certaines agences immobilières, telle Century 21, prennent leurs clients par la main du début à la fin du processus d’achat. « Nous organisons un voyage de trois jours sur place avec nos prospects. La phase de préparation est très importante afin de sélectionner les biens répondant au plus près aux désirs de notre clientèle… ».

« Un achat complexe mais encadré »

A la différence du marché belge, il est impératif de s’entourer d’un avocat lorsqu’on achète en Espagne. « Le notaire détient moins de pouvoir que chez nous. L’avocat va par contre travailler en amont, vérifier qu’il n’y a pas de soucis urbanistiques, d’hypothèques en cours sur le bien convoité… Nous collaborons avec deux cabinets d’avocats espagnols vers qui nous aiguillons nos clients lorsqu’ils désirent acheter… ». A noter que le coût de l’avocat s’élève à 1% de la transaction. « Il est également important de ne pas traîner. En Espagne, tout est plus rapide, et il n’y a que deux mois entre le compromis de vente et l’acte d’achat. Le timing est serré et nous veillons à ce que nos clients ne le dépassent pas. »

Infos : Projet immobilier "Mundo Aguilon Espagne"