Voyages

Une chronique d'Amandine Legrand, blogueuse-reporter, responsable de "Un sac sur le dos".

Un soleil rouge se lève. Sous nos yeux, le paysage apparaît progressivement. Le noir vire au bleu, des reflets rosés glissent sur le sol. Puis, tout devient blanc. Ça y est : nous sommes bel et bien arrivés au Salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel au monde. Cela fait des jours que nous avancions dans des paysages tout droit sortis de tableaux de Salvador Dali. Les dunes orangées et les lagunes turquoise sont loin derrière. Ici, tout est blanc. Rien à l’horizon, si ce n’est une étendue blanche sans fin. J’en avais rêvé de ce désert. Pour lui, j’ai choisi la date de départ de mon voyage en Amérique latine. Pour lui, j’ai commencé ce périple par la Bolivie. Mais je me suis fait languir… Et j’ai aimé ça !

Tel un rendez-vous galant auquel on se prépare sans précipitation, j’ai commencé mon tour vers Uyuni depuis la frontière argentine. Là où certains le découvrent en une journée, j’ai préféré un circuit de quatre jours et gardé mon désert salé pour la fin. Car, en voyage comme en amour, l’attente renforce le désir, décuple les émotions et rend chaque rencontre unique.