Depuis près de deux siècles, la Maison De Greef marie tradition, créativité et valeurs familiales pour proposer à sa clientèle des montres et bijoux d’exception. Et cela, sans jamais déroger à sa philosophie des débuts: excellence, indépendance et accueil de qualité.

« Mon aïeul Prosper De Greef, horloger de formation, a posé les fondations de notre Maison dès 1848, au numéro 28 de la rue au Beurre, à deux pas de la Grand-Place de Bruxelles », raconte Arnaud Wittmann, aujourd’hui à la tête de la prestigieuse enseigne spécialisée en horlogerie et joaillerie. « Au fil des années et des unions, les De Buck, puis les Wittmann se sont progressivement intégrés à la famille, dont je représente la 6e génération. Mon neveu Brice, qui s’occupe du marketing, représente lui la 7e. Et pendant tout ce temps, notre boutique n’a jamais déménagé, bien qu’elle se soit agrandie, et elle a toujours conservé son indépendance. Il nous a toujours semblé important de montrer que Bruxelles aussi pouvait héberger des commerces haut de gamme. »

La passion originelle pour l’horlogerie est encore bien présente au sein de la Maison De Greef, comme en attestent les vitrines de la boutique bruxelloise. « Nous représentons des marques qui défendent des valeurs identiques aux nôtres », explique Arnaud Wittmann. « Aux côtés des noms prestigieux, nous proposons également des articles de fabricants moins connus, comme le Belge Ressence ou le Suisse Romain Gauthier, et dont les créations sortent de l’ordinaire. Le challenge qui nous anime est de dénicher des artisans d’exception et de les faire découvrir à notre clientèle. » En plus de la vente, la Maison De Greef assure également les réparations, les entretiens, les remises à neuf, etc. « Un service après-vente de haute qualité est primordial à nos yeux », souligne le propriétaire des lieux.

De l’horlogerie à la joaillerie

Depuis sa fondation, la Maison De Greef a connu plusieurs grandes évolutions, chacune participant à l’accroissement de son prestige et au maintien de sa modernité. « Au début du 20e siècle, Augusta De Buck, une véritable femme d’affaires, a fait prendre à son commerce le virage vers le haut de gamme », raconte encore Arnaud Wittmann. « Le début de notre collaboration avec l’horloger suisse Patek Philippe, dans les années 80’, constitue une autre grande étape de notre histoire. Mon père a en effet eu le nez fin puisque la marque, qui avait à l’époque un statut d’outsider, est depuis lors devenue un véritable leader sur le marché de l’horlogerie de luxe. Elle est même considérée comme un exemple d'entreprise familiale, et ses valeurs sont proches des nôtres. »

Joaillier de formation, Arnaud Wittmann a lui-même fait prendre à son entreprise un tournant décisif, à l’orée du nouveau millénaire. « Lorsque j’ai repris l’affaire familiale avec mon frère, j'ai souhaité développer la joaillerie afin de l’amener au même niveau d’importance que l’horlogerie. Si jusqu’alors nous nous cantonnions à la vente au détail d’articles de marques prestigieuses, nous avons depuis ajouté la création de bijoux, sur-mesure ou en collections, à nos activités. L’horlogerie reste, et restera toujours, un pilier de notre maison, mais la joaillerie en est désormais un autre à part entière. »

© De Greef

La créativité au service du client

En plus de représenter deux marques italiennes sur le marché belge, à savoir Roberto Demeglio et Dada Arrigoni, la Maison De Greef, sous la houlette de son dirigeant-joaillier, dessine des bijoux sur mesure, effectue des transformations et élabore régulièrement de nouvelles collections à faible tirage, tout au plus quelques dizaines d’exemplaires. Avec un dénominateur commun qui plaît à Arnaud Wittmann: mettre sa créativité au service du client.

« Les collections que je dessine vont des grands classiques, comme les bagues de fiançailles, à des bijoux plus design et atypiques », explique-t-il. « Mon style est plutôt architectural et sculptural, mais je varie régulièrement les collaborations pour conserver un côté unique. Pour la collection de l'année passée, qui célébrait les 170 ans de la maison, j'ai travaillé avec deux artisans de Liège. Je me suis chargé de dessiner les pièces, et eux de les façonner. Je trouve donc important de les mettre en avant. »

Concernant le travail de transformation, il s’agit généralement de remettre au goût du jour des bijoux de famille qui datent des années 70 ou 80. « Ce sont souvent de très belles pierres précieuses, montées sur des bagues devenues trop exubérantes. Les pierres sont là, elles ont une histoire, mais il faut les réinventer. J’adore ce genre de défi. »

« Tout commence par une discussion… »

Enfin, la Maison De Greef crée également des bijoux sur mesure, de A à Z. « Pour cet exercice, je réalise également les dessins moi-même, en écoutant les désirs du client », détaille Arnaud Wittmann. « Tous les styles sont possibles, même si je conserve ma griffe personnelle. »

« Tout commence par une discussion », explique-t-il encore. « Il faut parvenir s'imaginer précisément ce que le client a en tête. Cibler sa volonté, ses besoins, ses envies… Ce processus se fait papier et crayon en main, à grands renforts de croquis. Une fois les souhaits déterminés, il faut choisir les pierres. Celles-ci vont également inspirer différentes choses. » La Maison De Greef travaille bien évidemment le diamant blanc, qui reste un best-seller grâce à son image d’éternité, mais aussi les diamants de couleur. Arnaud Wittmann voue également une passion aux pierres fines, parfois injustement appelées semi-précieuses. « Lorsque j'achète des pierres, je le fais avec mon émotion. Mon grand plaisir est de dénicher des pièces que je trouve moi-même superbes. »

Une fois tous ces points éclaircis, Arnaud Wittmann s’attèle au dessin final. Pendant cette phase, le joaillier continue à dialoguer avec son client afin de coller au plus près de ses désirs. « Je dis toujours, n'ayez pas peur de me vexer ! » La Maison De Greef prend ensuite contact avec l’atelier qui se chargera de la réalisation. « Nous travaillons principalement avec un atelier à Courtrai. Celui-ci est géré par une famille avec qui nous collaborons depuis trois générations. Mais en fonction du style du projet et de sa complexité, nous travaillons également avec d’autres artisans. Nous essayons toujours de rester en Belgique ou en Europe, jamais plus loin. Notre savoir-faire européen en la matière mérite d’être défendu ! »

Le prix de la qualité et du service

Il est déjà possible de s’offrir une bague sur mesure de la Maison De Greef pour un budget compris entre 2.500 et 3.000 euros. La façon jouera bien sûr un grand rôle dans le prix final, mais le choix de la pierre aura la plus grosse influence.

« Mais peu importe s’il s’agit d’un bijou à 1.000 euros ou à 100.000, l’accueil sera toujours au rendez-vous », promet Arnaud Wittmann. « À nos yeux, il est important de garder notre boutique accessible. Bien sûr, le prix de la qualité est là, mais nous ne visons pas le luxe inaccessible à tout prix. Chez nous, le client doit se sentir à l’aise, dans une ambiance familiale et son expérience doit être totale… Et trop souvent, nos confrères oublient cela. Notre plus grand plaisir est d’avoir des clients satisfaits. Et un client satisfait est un client qui revient. »

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