Remise en question pour son poids économique exorbitant, son empreinte écologique désastreuse et la perte de temps occasionnée vis-à-vis des usagers, la mobilité belge se (re)construit. Les entreprises sont aux avant-postes dans l’innovation, et façonnent peu à peu les fondations d’une nouvelle façon de se déplacer en Belgique.

Capitale de l’Europe depuis l’instauration des traités européens, Bruxelles s’est forgée au fil du temps une réputation autrement moins reluisante : celle de capitale européenne (voire mondiale) des embouteillages ! Quiconque y a déjà mis les pieds le sait :circuler dans la capitale belge aux heures de pointe relève tout bonnement de l’exploit. En cause ? Infrastructures insuffisantes, choix politiques douteux et mauvaises habitudes des usagers. Loin d’être circonscrite à Bruxelles, la problématique touche même l’ensemble des grandes villes belges (Anvers, Liège…), faisant du pays l’un des mauvais élèves en termes de mobilité. Pire, selon les experts, le phénomène continuerait à s’accentuer. Selon le baromètre 2018 de Touring Mobilis, les “petits ralentissements structurels”, soit les périodes durant lesquelles 100 à 250 kilomètres de files cumulées sont enregistrés, progresseraient pour atteindre les 1.588 heures. Soit huit jours de plus qu’en 2017. Une situation économiquement préoccupante, quand on sait qu’une heure passée dans les embouteillages s’élève à 10 euros pour une voiture, et 78 euros pour un camion. D’après l’OCDE, le nombre d’heures perdues dans les embouteillages en Belgique représenterait d’ailleurs un coût annuel de 1% à 2% du PIB national. A l’horizon 2020, le coût des embarras de circulation pourrait atteindre les 6 milliards d’euros par an, englobant les coûts des conséquences de la congestion du trafic : pertes de temps, nuisances sonores, accidents de la route et pollution atmosphérique. Sur ce dernier point, nos confrères de la RTBF ont déterminé qu’en 25 ans, les émissions de gaz à effets de serre provenant du transport routier ont augmenté de 28%. Ce qui s’explique par l’augmentation du parc automobile. En 30 ans, il a presque doublé.

Plus de voitures, moins de kilomètres

Paradoxalement, d’après le SPF Mobilité et Transports, les voitures particulières belges ont en 2017 parcouru 84,1 milliards de kilomètres, soit 0,2 % de moins qu’en 2016, alors que le parc automobile y était plus important. Signe que le nombre moyen de kilomètres par véhicule a diminué cette année-là. Une diminution qui trouve à s’exprimer en Flandre et en Wallonie, où le nombre de kilomètres a régressé respectivement de 0,5 % et de 0,3 %. Concernant les déplacements des travailleurs, le constat est sensiblement le même. Le baromètre « Mobilité 2018 » du secrétariat social Acerta, reprenant les données de quelque 40.000 sociétés privées, stipule que la voiture reste le premier moyen de transport des travailleurs (65%), mais est en légère baisse (2,5%) par rapport à 2017. Des chiffres qui ne doivent pour autant pas faire oublier que le trafic routier demeure le gros écueil belge. Alors qu’en Allemagne, le conducteur roule en moyenne 4 % de kilomètres de plus qu’en Belgique, le conducteur belge roule en revanche 3 % de plus par an que le conducteur néerlandais et français…

La voiture de société toujours appréciée…

L’augmentation du parc automobile national couplée à l’utilisation élevée des voitures résultent en Belgique de choix politiques et fiscaux ayant donné naissance au système de la voiture de société (ou voiture-salaire). Si la voiture reste chez nous le moyen de transport le plus populaire, c’est en partie lié à cet avantage en nature qui signifie pour les travailleurs une économie considérable sur les coûts liés à la possession d’un véhicule. L’employé n’a plus besoin d’acheter une voiture, ni même de se soucier des coûts associés à ses réparations, son entretien ou son assurance. Tous les détails administratifs sont réglés par l’employeur, qui fournit aussi, dans la plupart des cas, une carte essence prenant en charge les frais de carburant du véhicule. Côté patronat également, la mesure séduit : il est plus avantageux de fournir une voiture de société au travailleur que de lui octroyer une augmentation salariale équivalente. A l’inverse d’une augmentation de salaire brut, la voiture de société n’a pas d’impact sur le pécule de vacances ou le treizième mois, et est fiscalement déductible, tout comme les frais de voiture supplémentaires. Cette spécifi cité belge a eu pour conséquences directes d’individualiser les déplacements et augmenter le trafic routier au détriment d’une mobilité harmonieuse. Conscients de la problématique, les pouvoirs publics ont souhaité prendre le problème à bras le corps. Ils ont donc lancé la mesure « cash for car », pour en diminuer l’impact. L’idée ? Permettre aux travailleurs d’échanger leur voiture de société contre du cash fiscalement allégé. Mais après quelques mois d’existence, force est de constater que la mesure ne séduit pas, comme l’explique Veerle Janssens de SD Worx, qui s’occupe de plus de 24.000 entreprises (pour 500.000 employés). « Seuls quelques travailleurs ont échangé leur voiture de société pour un montant liquide. On ne s’est pas bousculé au portillon, car le montant offert en échange n’est pas suffi samment alléchant, » ajoute Veerle Janssens.


© Rhys Rainbow Mccormack

… mais en stagnation

Si la voiture de société continue à plaire en Belgique (deux voitures sur cinq immatriculées sont des voitures de sociétés), elle cesse néanmoins de gagner du terrain selon Acerta. D’après son baromètre, l’utilisation de la voiture de société stagne aux alentours des 19% d’utilisateurs parmi les travailleurs en Belgique. Dans le détail, ils étaient 19,5% en 2017 pour 19,6 l’année dernière. « Les années précédentes, on observait une augmentation claire du nombre de voitures de société. Le statu quo de cette donnée constitue donc bel et bien une nouveauté », affi rme le directeur d’Acerta Consult, Benoît Caufriez. Un chiffre inchangé qui s’explique par «la création d’emplois qui ne nécessitent plus de véhicule de société, mais aussi par la négociation d’autres avantages en lieu et place de celui de la voiture de société », explique Benoit Caufriez. Le directeur d’Acerta Consult souligne également que « les travailleurs plus jeunes, engagés récemment, ont un avis plus critique que les générations précédentes vis-à-vis de la voiture. C’est donc bel et bien une génération verte et convaincue par les modes de transport écologiques qui semble s’imposer, petit à petit, dans le monde du travail. Enfin, il y a eu au niveau du gouvernement une tendance à vouloir faciliter l’accès au travail par des moyens plus doux», conclut Benoit Caufriez.

Le travail à domicile : la solution ?

Parmi les solutions avancées pour rendre le travail plus accessible et endiguer le trafic routier, la piste du télétravail est l’une des plus fréquemment évoquées par les décideurs publics. Selon le SPF Mobilité et Transports, environ un quart des kilomètres parcourus par les usagers serait lié aux déplacements domicile-travail. Pendant les heures de pointe, cela constituerait même les deux tiers des kilomètres parcourus. Selon les calculs du Bureau fédéral du Plan, une politique inchangée en termes de mobilité signifierait d’ailleurs à l’horizon 2030 une baisse de la vitesse moyenne sur le réseau routier belge de 24% aux heures de pointe et de 10% aux heures creuses. Soit 25 minutes de plus pour parcourir une distance de 50 km aux heures de pointe et 5 minutes de plus aux heures creuses. Actuellement près de 17 % des travailleurs belges feraient du télétravail (c’est-à-dire travailleraient de chez eux au minimum une journée par semaine en moyenne) et permettraient d’éviter 5% des déplacements domicile-travail. Or, toujours selon le SPF Mobilité, ce potentiel de télétravailleurs pourrait raisonnablement grimper à 42%, regroupant ainsi tous les employés télétravaillant à l’heure actuelle, ainsi que ceux intéressés par cette pratique et dont l’emploi du temps serait compatible. Si à terme toutes ces personnes pouvaient télétravailler sur une base régulière (au moins un jour par semaine), l’impact sur les kilomètres parcourus dans le cadre des déplacements domicile–travail passerait de 6,7 % de kilomètres évités à 16,5 %.


© Tobias Cornille

Une pluralité d’acteurs

Autre tendance, exprimée cette fois encore par le baromètre 2018 d’Acerta : la mobilité douce a la cote. L’utilisation du vélo (26,37%) et des transports en commun (8%) est en évolution assez nette dans la population active par rapport à 2017, avec des progressions de l’ordre de 8,9% et 7,8% respectivement. Le transport combiné, ou l’art d’utiliser différents moyens de locomotion pour réaliser le trajet entre le lieu de domicile et celui du travail, est également en hausse. L’offre de mobilité ne cesse d’ailleurs de s’accroître (en particulier dans les villes), et fait émerger une kyrielle de nouveaux acteurs sur le marché. En Belgique, on estime que ces acteurs sont au nombre de 500 : de grandes entreprises, des initiatives publiques et pas mal de start-ups façonnent ainsi la mobilité de demain au moyen de solutions ingénieuses et dans l’ère du temps. Beaucoup d’entre eux prônent une mobilité partagée (voitures, vélos, trottinettes…) et verte, ou l’usage prend le pas sur la propriété. Seul hic : la plupart ne sont pour l’instant pas rentables, à l’instar des systèmes de voitures partagées DriveNow et Zipcar. Ce dernier a d’ailleurs annoncé fin janvier qu’il quittait Bruxelles par manque de rentabilité… un peu plus de deux ans seulement après s’y être installé. Et ce, malgré un bilan positif : en un an, la plateforme avait doublé sa base de clients et augmenté son nombre de trajets de 75%. Les entreprises et startups sont aussi à la baguette pour impulser des changements de comportements auprès de leurs travailleurs. Le poste de « fleet manager », qui consistait autrefois à gérer la flotte de véhicules-salaire, se mue dorénavant en celui de « mobility manager », véritable force de réflexion et de proposition pour créer des politiques de déplacements douces et efficaces.

Mobility As A Service

Pour agréger intelligemment l’ensemble des initiatives publiques et privées en matière de mobilité, une tendance fait peu à peu son chemin dans le paysage belge : le Mobility As A Service (ou MaaS). Considéré comme le futur des déplacements, ce système nous vient de Scandinavie où différents projets pilotes ont été mené. MaaS entend révolutionner la manière dont les personnes se déplacent par le biais d’une offre de transport qui intègre tous les modes de déplacement et toutes les étapes du voyage pour une mobilité de porte à porte : du calcul d’itinéraire au paiement en passant par la réservation. Il consiste donc à regrouper l’ensemble des moyens de transport en un outil digital. Avantages ? L’usager ne doit pas se disperser en divers abonnements, tandis que les « mobility managers » jouissent eux d’une solution clé en main pour leurs travailleurs. C’est dans cette optique de mobilité centralisée et facilitée que BECI, la FEB, Maestromobile et Espaces-Mobilités ont lancé en 2017 et 2018 le « Critical MaaS Experience », un défi lancé aux entreprises ayant des activités professionnelles à Bruxelles et dans sa périphérie. Le but ? S’engager, pendant une semaine, à concilier ses diverses activités professionnelles et privées avec l’utilisation d’une multitude de modes de déplacement différents. Pour y parvenir, chaque participant dispose d’un budget de 150€ chargé sur un « passeport mobilité » (carte de crédit spécifique pour le paiement des services de mobilité). Bien que les participants puissent utiliser leur voiture personnelle, l’objectif du CME est d’expérimenter de nouvelles formes de déplacement afin de porter un regard critique sur la multimodalité en Belgique et sa facilité d’utilisation. Suite cette expérience, une enquête a été réalisé auprès des participants pour déterminer si leur façon d’appréhender la mobilité avait changé. Il en ressort notamment que 32% des répondants se sont inscrits (ou comptent d’inscrire) à un système de voitures partagées. Dans le même temps, 44% des répondants ont admis avoir acheté (ou compte acheter) un vélo électrique. Finalement, un participant raconte « Ce jeu m’a permis de me poser plus de questions quant à mes modes de déplacements et à les rendre plus éco-responsables. »

Mo : La mobilité en mouvement

Lancé par BECI en mars 2018, Mo est un espace destiné à centraliser les solutions de mobilité pour Bruxelles. Contraction de « mobilité » et de « mouvement », l’initiative a pour but de fédérer les différents opérateurs du secteur de la mobilité autour de solutions collaboratives ainsi que d’accélérer des projets innovants. « Mo est un « do thank » orienté 100% sur des actions et des solutions », explique Ischa Lambrechts, conseiller mobilité pour BECI et promoteur du concept. Modevient donc le premier point de contactpour les entreprises actives dans la mobilitéet celles qui désirent bénéficier de solutionsperformantes, testées et approuvées. L’undes rôles de Mo est également d’accélérer le développement de nouveaux projets et de faire bouillonner des idées, parfois même encore à l’Etat embryonnaire. L’initiative a l’intention d’avoir un impact réel et mesurable sur la mobilité bruxelloise. « Le but est de faire mûrir l’écosystème de la mobilité bruxelloise et d’enclencher une dynamique ouverte et collaborative », ajoute Ischa Lambrechts. Depuis mars 2018, huit startups ont bénéficié d’un accompagnement de Mo dans les domaines de la gestion de parkings, de la mobilité partagée ou encore du transport de marchandises.


© Ethias

Avec ses 1829 employés dans tout le pays, Ethias se prévaut d’une politique dynamique et volontariste en matière de déplacements. Depuis longtemps déjà, l’entreprise mise sur une mobilité intelligente, et plus respectueuse de l’environnement. « Nous avons toujours essayé d’utiliser les outils publics à notre disposition pour améliorer le déplacement de nos travailleurs », explique Fabienne Verlaine, coordinatrice mobilité douce pour l’assureur. « Ainsi, le principe du tiers payant, c’est-à-dire le remboursement intégral des abonnements de transports en commun des travailleurs, a toujours fait partie de notre philosophie. Dès 2012, nous sommes également devenus une entité pilote de la campagne « tous vélos actifs » du SPW Mobilité, qui promeut le vélo pour se rendre au travail dans les entreprises. Parallèlement à cela, nous avons été l’une des premières entreprises à devenir membre du Réseau des Mobility Managers géré par la Cellule Mobilité de l’UWE. Cette dernière organise notamment la formation des « Mobility Managers ». Enfin, lorsque la Région Wallonne a octroyé, en 2013, des subsides pour l’achat de vélos électriques, nous en avons acheté une petite flotte », rajoute Fabienne Verlaine. Petit à petit, Ethias a donc développé tant dans le domaine du covoiturage, que des transports en commun ou des déplacements verts, des politiques de déplacements alternatifs. « Nous avons toujours souhaité mettre en place des campagnes amusantes et ludiques », ajoute Fabienne Verlaine. « Ainsi, notre campagne « tour de la terre » est depuis 4 ans un grand succès. Elle encourage nos employés à venir travailler à vélo, à pied, en transports en commun et à encoder leurs « kms verts » pendant l’été. Tous les 10.000 kilomètres, un participant est tiré au sort, gagne un cadeau et est mis à l’honneur ; durant l’été, nous offrons aussi le petit déjeuner, une fois par mois, aux employés qui adoptent des déplacements verts. » Résultats ? En 2018, 11,6 % des travailleurs d’Ethias étaient cyclistes fréquents. Un nombre qui a quintuplé en 7 ans : signe que les efforts consentis par l’entreprise aboutissent à des résultats. Il faut pourtant que les infrastructures soient adaptées pour favoriser la mobilité douce, ce qui est loin d’être le cas actuellement. « L’ouverture de notre nouveau parking sécurisé lors de la semaine de la mobilité a augmenté de 20% l’affluence de cyclistes », raconte Fabienne Verlaine. Outre un bilan carbone amélioré et une mobilité fluidifiée, la politique affichée par Ethias a un effet bénéfique sur les relations internes. « Nos mesures renforcent clairement les liens entre les travailleurs. Par exemple, lors d’une journée « à vélo au boulot » nous avons expérimenté un principe de cobiking qui permet à un cycliste chevronné d’accompagner un collègue qui aurait peur d’entreprendre ce chemin tout seul. De quoi créer de la confiance et du lien qui rejaillissent ensuite sur le business », conclut Fabienne Verlaine.

L’UWE et la mobilité... une affaire qui roule

Fruit d’un partenariat entre la Wallonie et l’UWE, la Cellule Mobilité guide depuis 2002 les sociétés privées et les parcs d’activité économique dans leurs réflexions, démarches et actions relatives à la gestion durable de leur mobilité. Véritable « Helpdesk » en matière de mobilité, cette Cellule offre gratuitement ses services et son expertise à toute entreprise située en Wallonie souhaitant être informée, conseillée ou guidée en matière de Mobility Management. « Notre job consiste notamment à répondre aux questions des entreprises », explique Benoît Minet, responsable de la Cellule Mobilité. « Nous encourageons également les contacts et les échanges de bonnes pratiques entre les différents acteurs, et agissons comme facilitateur entre les secteurs publics et privés. » La Cellule Mobilité réalise aussi un état des lieux des profils de mobilité et d’accessibilité de toute entreprise et suggère des solutions. Enfin, elle permet de rendre compte des coûts financiers et écologiques de la gestion de la mobilité de l’entreprise et simule les évolutions résultant des mesures envisagées. « De cette façon, nous agissons de manière proactive dans l’anticipation des contraintes de notre partenaire », conclut Benoît Minet.


© LLN

Situé à côté de l’Université de Liège, le LSP (Liège Science Park) est un parc d’activité économique rassemblant pas moins de 80 entreprises Hi-Tech sur un site de 90 ha. Chaque jour, 2200 employés, chercheurs ou stagiaires viennent y travailler, dont 1% en bus ou à vélo et 93%, seuls, en voiture. Résultat ? Les espaces de parking prévus sur le site ont été complètement saturés et un Comité des entreprises du parc a été créé en 2017. Sa mission est de favoriser la qualité de vie des collaborateurs et s’inscrire dans une démarche de développement durable, notamment en matière de réduction de l’empreinte écologique. Pour ce faire, des groupes de travail regroupant les différentes entreprises du parc ont été mis sur pied, et ce, dans différents domaines (mobilité, ressources humaines, communications, achats groupés…). « Ces regroupements ont vocation à mutualiser les efforts des entreprises, notamment en terme de mobilité », explique Nelly Mujinga, employée chez Green Propulsion Engineering SA, et membre du groupe de travail mobilité. « Dans notre société, nous ne sommes que huit. Prendre des décisions seuls n’aurait que peu d’impact. Le fait de collaborer avec d’autres permet d’impliquer potentiellement des milliers de gens, ce qui est beaucoup plus efficace. Notre groupe de travail cherche à promouvoir des modes de déplacements alternatifs en organisant des séminaires ou des conférences inspirants ; nous collaborons aussi avec la cellule mobilité de l’Ulg pour faciliter les échanges de bonnes pratiques et à titre individuel, notre entreprise bénéficie des services offerts par la Cellule Mobilité de l’UWE », ajoute la jeune femme. Le groupe mobilité se veut éclectique en proposant des opérations en matière de covoiturage et de transports en commun, mais également en facilitant la vie des cyclistes et des piétons. « Concernant le covoiturage, le Liège Science Park possède sa propre instance de l’outil de covoiturage Carpool, à laquelle nous souhaitons intégrer CovoitureLiege, une solution du professeur Damien Ernst qui facilite les trajets », stipule Nelly Mujinga. Côté mobilité douce (piétons et cyclistes), le LSP booste l’utilisation des deux roues pour les trajets domicile-bureau, en participant notamment au challenge « tous vélos actifs » du SPW et a lancé la rénovation des trottoirs à proximité, en mettant les deux communes compétentes (Liège et Seraing), autour de la table. Enfin, la plus grande opération du LSP à ce jour concerne les transports en commun. Il s’agit de l’instauration d’une ligne TEC pour les travailleurs du parc depuis le premier février dernier. « Quand nous avons appris la mise en place d’un appel à projets « mobilité durable et entreprises » par le SPW, nous avons immédiatement saisi la balle au bond », explique Nelly Mujinga. « Il s’agissait là d’une occasion unique de mettre en oeuvre la multi-mobilité telle que nous l’imaginions. Le bus est en effet un moyen de premier choix pour désengorger le parc, et à fortiori dans notre situation, étant donné la proximité de lignes existantes. Soit un trait d’union évident avec le reste du réseau des transports en commun. En collaboration avec le TEC, nous avons permis au parc d’être desservi par un bus (ligne 248). Il s’agit d’un projet pilote, mais qui est, nous en sommes sûrs, appelé à durer », conclut Nelly Mujinga.