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A l’occasion du salon Batibouw, de nombreux particuliers se sont questionnés sur leur possibilité de réaliser des travaux dans leur logement. Dans le cadre de ce célèbre salon consacré à la construction, la rénovation et l’aménagement, de nombreuses banques proposent des prêts travaux des plus intéressants. Voici toutes les informations à savoir avant de choisir votre organisme prêteur.

Le printemps est la période de l’année idéale pour se lancer dans des travaux, qu’ils soient réduits comme d’envergure. Quel que soit votre profil en tant qu’emprunteur et le montant nécessaire au chantier de vos rêves, plusieurs solutions s’offrent à vous. En voici un aperçu.

Revoir son crédit hypothécaire

A l’heure actuelle, les banques sont plutôt sévères dans l’octroi de prêts destinés à des travaux, surtout lorsqu’il s’agit de rénovations conséquentes. Ce même prêt peut être réalisé dans le cadre d’un crédit hypothécaire (versé en une à deux avances distinctes) ou d’un prêt personnel. Quelle que soit la formule et le mode opératoire choisis (vous réalisez les travaux vous-même ou les confier à un professionnel), il est vivement recommandé de conserver des devis et factures de vos travaux car ces derniers doivent pouvoir être justifiés en cas de contrôle ou de revente du bien immobilier. Si vous décidez de réaliser les travaux vous-même, la banque libèrera toujours les fonds au prorata des factures rentrées, c’est-à-dire au fur et à mesure de l’avancement du chantier. En termes d’échéances, le délai fixé pour achever les travaux qu’on réalise personnellement est de deux ans et la période de remboursement du prêt hypothécaire ne commence, en règle générale, qu’une fois les travaux terminés.

En cas de demande de prêt conséquent (ex : une maison valant 100.000 euros avec un budget travaux estimé à 120.000 euros), la banque est en droit de vous demander d’injecter des fonds propres (couvrant par exemple une partie des travaux) ou encore de présenter des garanties complémentaires (mise en garantie d’un bien etc.). Un budget travaux élevé n’est cependant pas toujours problématique si les souscripteurs du prêt présentent un profil « rassurant » auprès de la banque, comme de posséder d’excellents revenus professionnels, de n’avoir aucun autre crédit en cours ou encore de posséder une capacité d’emprunt supplémentaire.

Souscrire un prêt travaux complémentaire

Votre visite à Batibouw vous a donné envie de vous lancer dans des travaux d’ampleur ? Sachez qu’il existe également des prêts « travaux » qui présentent des taux avantageux, de l’ordre d’environ 2-3% à l’heure actuelle. « Si vous remboursez déjà un prêt hypothécaire et que vous souhaitez réaliser des travaux dans votre logement, sachez aussi que vous pouvez bénéficier d’une reprise d’encours, c’est-à-dire vous faire prêter par votre banque la somme que vous avez déjà remboursée pour votre crédit », précise Christophe Contrucci, à la tête de l’agence CEC Finance située à Mons. Par exemple, si votre emprunt est de 120.000 euros, et qu’après cinq ans, vous avez déjà remboursé 20.000 euros, vous serez en mesure de faire une reprise en cours de 20.000 euros pour vos travaux. Et ce, sans devoir repasser chez le notaire. Petite ombre au tableau cependant : la reprise d’encours n’est désormais plus déductible fiscalement.

Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à contacter votre banquier ou courtier en crédits.

Choisir avec prudence ses prestataires

Parce qu’initier des travaux peut déboucher sur des situations maîtrisées de A à Z (chantier fini dans les délais, aucun dépassement de budget) tout comme virer au cauchemar (entrepreneur démissionnaire, chantier inabouti…), un tel projet exige de se renseigner suffisamment en amont sur les professionnels avec qui l’on choisit de traiter (sont-ils solvables ? Sont-ils bien référencés auprès de l’ONSS ?) et de ne jamais régler la totalité de la facture tant que les travaux ne sont pas achevés.