Cop 21 : La forêt, une pompe à CO2 naturelle

Avec les océans, la forêt joue un rôle majeur dans la régulation naturelle des émissions de gaz à effet de serre. Ces “puits de carbone” sont en effet de véritables éponges qui absorbent davantage de CO2 qu’elles n’en rejettent dans l’atmosphère. Un mécanisme qui contribue donc, jusqu’à un certain point, à la maîtrise du réchauffement climatique.

Cop 21 : La forêt, une pompe à CO2 naturelle
©REPORTERS
G.T.

Avec les océans, la forêt joue un rôle majeur dans la régulation naturelle des émissions de gaz à effet de serre. Ces “puits de carbone” sont en effet de véritables éponges qui absorbent davantage de CO2 qu’elles n’en rejettent dans l’atmosphère. Un mécanisme qui contribue donc, jusqu’à un certain point, à la maîtrise du réchauffement climatique.

Mais ce cercle vertueux connaît de gros ratés. En raison de la surabondance de CO2 rejeté par les activités humaines, d’une part, qui perturbent le fonctionnement de ces écosystèmes. En raison de la surexploitation des forêts, d’autre part, et en particulier des forêts primaires qui constituent d’immenses stocks de dioxyde de carbone sur racines.

Un phénomène particulièrement préoccupant dans de grands pays émergents ou en développement comme le Brésil, l’Indonésie ou la Malaisie – pour ne citer que ceux-là. La déforestation y a cours à grande échelle et souvent dans l’illégalité, pour exploiter les bois précieux, pour la production de bois de chauffe ou, surtout, faire place aux exploitations de l’agriculture industrielle. Dans le Cerrado brésilien, 1 million de km² de végétation ont ainsi été détruits et remplacés par des plantations et du pâturage pour le bétail. Une superficie équivalente à celle de toute l’Europe de l’Ouest.

En 2007, le Sommet climat de Bali a donné le signal de départ au lancement d’un programme baptisé REDD +. Destiné à organiser les mesures et politiques permettant de contrer la déforestation et la dégradation des forêts, ce programme est aujourd’hui enfin opérationnel, au terme de longues années de débats sur ses modalités.

A Paris, la question forestière ne sera pas au centre des négociations, mais elle s’y invitera inévitablement quand il s’agira d’évaluer la manière dont certains pays entendent la comptabiliser dans leur action contre les dérèglements climatiques. Une question techniquement très complexe.

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