Mettre le CO2 au placard

Pour contrer la dynamique du réchauffement climatique, une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines s’impose.

Mettre le CO2 au placard
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G.T.

Pour contrer la dynamique du réchauffement climatique, une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines s’impose.

Pour y arriver, la solution présentant le meilleur coût-efficacité consiste à mettre fin au gaspillage énergétique, via des gestes simples ou des changements d’habitudes au quotidien (remplacer les vieilles ampoules; ne pas laisser son frigo ouvert inutilement; utiliser les transports en commun…) ou des mesures plus en profondeur (isolation des habitations; renforcement des normes des produits énergivores…).

La seconde option consiste à se détourner des énergies fossiles pour les remplacer par des sources renouvelables. Un mouvement qui a amorcé une progression spectaculaire, mais qui prendra plusieurs décennies, d’autant plus qu’il est souvent freiné par les revirements politiques.

La troisième piste, enfin, consiste à stocker le CO2, en préservant les forêts, prairies et tourbières existantes, voire en les étendant, ou en recourant à des dispositifs industriels de captage et de séquestration du CO2 dans le sous-sol. Mais cette dernière option, expérimentée pour les centrales électriques au charbon, demeure très coûteuse et soulève des questions sur la sécurité de ce stockage à long terme.

Pour les pays en développement, il n’est à l’heure actuelle pas envisageable de procéder à des réductions contraignantes des émissions de gaz à effet de serre. L’accent est donc mis sur les mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique et une gestion raisonnée des écosystèmes; avec l’espoir qu’un accès rapide aux technologies vertes leur permettra de poursuivre leur progression économique et de sortir leurs populations de la pauvreté sans passer par la case fossile.

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