La jeune Namuroise Adélaïde Charlier, porte-parole de Youth for Climate, a pris samedi matin le train accompagné d'une amie pour rejoindre Athènes, où débutera leur voyage de fin d'études secondaires.

Elle souhaite ainsi montrer qu'il faut promouvoir les alternatives à l'avion. Elle a également annoncé qu'elle allait rencontrer de jeunes Grecs afin de les aider à structurer leur mouvement pour le climat.

"Nous nous étions rencontrés au Parlement européen à Strasbourg et nous avons gardé contact", a expliqué la rhétoricienne qui défend maintenant le climat depuis plusieurs mois. "Nous avons donc décidé de nous voir sur place afin d'échanger".

"Ils veulent savoir comment lancer au mieux le mouvement et interpeller les politiques pour faire bouger les choses dans leur pays", a-t-elle ajouté. "Je vais donc leur faire part de mon expérience ici en Belgique."

La rencontre devrait avoir lieu dans le courant de la semaine à Olympie ou ailleurs. Parallèlement, Adélaïde Charlier a profité de son départ pour rappeler la nécessité de promouvoir l'usage du train.

"En prenant le train puis le bateau, nous allons émettre presque quatre fois moins de dioxyde de carbone que si nous étions parti en avion comme nos camarades", a-t-elle souligné. "Cela va aussi nous prendre 52 heures contre 4h30 pour eux et nous coûter 632 euros par personne contre 350 euros dans leur cas, rien que pour l'aller".

"Le fait que le billet d'avion soit moins cher incite à polluer et c'est trop compliqué de voyager en train", a-t-elle ajouté. "Ce n'est pas normal, on doit changer ça."

La jeune Namuroise attend en ce sens des mesures fortes des politiques.

"Le transport aérien reçoit plus de 400 millions d'euros de l'Etat belge", a-t-elle regretté. "Il faudrait plutôt réfléchir à encourager le train à l'échelle européenne et mieux informer le public des émissions de dioxyde de carbone que génère chaque déplacement en avion."

Une pensée partagée par sa camarade du collège Notre-Dame de la Paix d'Erpent, Léontine Dulieu, qui a décidé de l'accompagner en train et en bateau.

"C'est une manière de montrer ce qu'il va falloir faire pour changer notre empreinte écologique", a-t-elle expliqué. "Notre voyage va être plus cher, plus long et moins confortable, mais c'est ça le changement".