Quelque 600 personnes à nouveau dans les rues de Bruxelles pour le climat
Publié le 24-10-2019 à 12h01 - Mis à jour le 24-10-2019 à 12h34
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Quelque 600 personnes, selon la police, ont manifesté jeudi à Bruxelles dans une énième tentative d'attirer l'attention des autorités sur l'urgence climatique. Le cortège, largement dominé par des élèves néerlandophones, s'est élancé dans les rues de la capitale vers 10h30 au départ de la gare du Nord pour rejoindre celle du Midi. Déterminées à faire passer leur message mais déçues du peu d'avancées engrangées depuis le début des manifestations pour le climat en janvier dernier, 600 personnes - rassemblées sous les étendards de "Youth For Climate", "Students For Climate", "Extinction Rebellion" ou encore des "Grands-Parents pour le Climat" - ont à nouveau brandi slogans et pancartes pour réclamer un relèvement des ambitions climatiques.
Parmi les manifestants, les jeunes néerlandophones étaient nombreux à déplorer "le manque d'ambition" du gouvernement flamand, qui s'est accordé pour réduire les émissions de CO2 de la Flandre de 80% d'ici 2050, bien loin de l'objectif de neutralité carbone considéré comme la clé de la lutte contre le réchauffement climatique.
"Il faut continuer à mettre la pression, garder l'attention médiatique", ont affirmé deux étudiantes d'Alost et d'Anvers.
"Persévérer, même si ça nous rend tristes de voir qu'il y a de moins en moins de monde", a renchéri une élève de rhétorique de l'école Decroly à Uccle, venue avec une poignée d'amis qui se moquent bien de se voir notifier une "absence injustifiée" pour leur matinée passée en dehors de l'établissement.
Sensibilisés au réchauffement climatique par les précédentes manifestations, l'école ou les discussions avec leurs parents, Nil, Soêgo, Lucien, Marcus et Sacha, 12 ans, ont, eux, profité d'une journée pédagogique pour se joindre aux marcheurs. "C'est notre avenir qui est en jeu", ont-ils fait valoir.
"Le but c'est de maintenir l'urgence climatique au coeur des débats, pas de se concentrer sur le nombre de participants", a affirmé Julie Schummer, représentante de Youth For Climate.
Même si les marches attirent moins de monde, "d'autres actions se mettent en place, comme la sensibilisation d'eurodéputés ou encore le lancement la semaine prochaine d'un site web", a-t-elle ajouté.
Pour porter leurs revendications au sommet, une trentaine de jeunes Européens, dont les deux figures de proue du mouvement Youth for Climate en Belgique, Anuna de Wever et Adélaïde Charlier, sont partis rejoindre - en voilier puis en bus - le Chili, où se tiendra en décembre la 25e conférence des Nations unies sur le climat (COP25), grand-messe internationale des négociations climatiques.