Climat : Fin de 3 semaines de négociations, encore du pain sur la planche d'ici la COP26 à Glasgow

Trois semaines de négociations par vidéoconférence, les premières depuis la COP25 en décembre 2019 à Madrid, se sont achevées ce jeudi sous l'égide de l'Onu climat (UNFCCC).

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© Reporters / DPA

Des discussions "intenses", qui ont permis de réaliser "de bons progrès" sur "de nombreuses questions", a salué Patricia Espinosa, la secrétaire exécutive d'Onu Climat. Il reste néanmoins du pain sur la planche avant la COP26, prévue début novembre à Glasgow. Les sessions des organes subsidiaires de la Convention climat des Nations unies, l'un dédié au "conseil scientifique et technologique" (SBSTA) et l'autre à la "mise en œuvre" (SBI), ont mené trois semaines de discussions, de manière virtuelle, et non à Bonn (Allemagne) comme c'est l'habitude, en raison de la pandémie de Covid-19. "Jamais un tel évènement ne s'était tenu virtuellement", a souligné Mme Espinosa, jeudi au cours d'une conférence de presse en ligne, reconnaissant les défis techniques et pratiques d'une telle organisation. "Mais nous avons réussi nos objectifs: faire des progrès dans la préparation de la COP26. Mon évaluation est positive", a-t-elle ajouté.

Les discussions ont notamment porté sur la manière de rendre l'agriculture plus durable, la question transversale de la transparence, le respect des engagements pris avant 2020, le soutien aux pays en développement ainsi que le renforcement de la résilience et l'adaptation aux effets des changements climatiques.

Des divergences de vues subsistent entre les pays sur la finalisation des détails du fonctionnement du marché du carbone et des mécanismes non marchands de l'Accord de Paris, le fameux article 6 du texte sur lequel les négociateurs n'avaient déjà pas pu s'entendre à Madrid fin 2019 (COP25). Mais il était important que les parties puissent reprendre langue sur cette question, après des mois sans discussions, a estimé Patricia Espinosa.

Parmi les autres questions cruciales qui doivent être résolues lors de la COP26 figurent la concrétisation de l'engagement des pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour soutenir les pays en développement et le renforcement des ambitions climatiques (réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'adaptation, le financement). L'une des priorités à Glasgow "sera de garder en vue l'objectif d'1,5°C", a pour sa part déclaré le prochain président de la COP26, Alok Sharma. Pour parvenir à limiter le réchauffement à 1,5°C, une diminution de moitié des émissions de gaz à effet de serre est nécessaire d'ici 2030, a-t-il rappelé.

Alok Sharma a également annoncé la tenue en juillet d'un segment ministériel afin de faire avancer les discussions, "une étape-clef sur la route de la COP26", selon lui.

Le président de la COP26 a enfin réaffirmé la volonté d'organiser une COP26 en présentiel, malgré les difficultés d'organisation et sanitaires en vue. Le Royaume-Uni est d'ailleurs prêt à fournir des vaccins aux membres accrédités des délégations de la COP26 qui n'auraient pas la possibilité d'en disposer autrement.

La COP26 doit se tenir du 1er au 12 novembre 2021 à Glasgow.