Pollution à Zwijndrecht: présence limitée de PFAS en Wallonie, selon l'étude commandée par le gouvernement

En Wallonie, la présence des perturbateurs endocriniens PFAS est limitée, selon une étude de la SPAQUE, l'Institut Scientifique de Service public (ISSEP) et le Service public de Wallonie commandée par la ministre régionale de l'Environnement Céline Tellier (Ecolo).

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La pollution découverte sur le site de l'ancienne usine 3M à Zwinjdrecht (Anvers) a suscité des interrogations en Wallonie. Une étude a dès lors été commandée pour établir un état des lieux de la situation.

Selon cet état des lieux, aucune diffusion de la pollution en cours en Flandre vers la Wallonie n'a été constatée, tant au niveau des sols que de l'eau.

Contrairement à la Flandre où l'usine 3M produisait des PFOS, ces molécules ne sont pas produites en Wallonie. La présence des PFOS dans l'environnement est donc plus diffuse qu'autour de l'usine 3M en Flandre et liée à leur utilisation dans certains produits ou activités industrielles, conclut l'étude. Dès lors, aucune situation nécessitant une intervention urgente n'a été relevée par l'administration, qui poursuit toutefois ses investigations. Au niveau des rejets industriels, 36 analyses avaient déjà été effectuées entre 2017 et 2021 sur 20 établissements. Aucun dépassement des normes "eaux de surface" n'avait été constaté lors de ces analyses, ajoute l'étude.

Les PFOS font partie de la famille des composésperfluoroalkylés(PFAS). Depuis 2008, cette molécule qui était produite sur le site 3M, est interdit en Europe, rappelle la ministre Tellier dans un communiqué.

Plus largement, les autorités wallonnes surveillent la présence de PFAS dans les eaux de surface depuis cinq ans, ajoute le communiqué. Les analyses réalisées montrent que les cinq PFAS, dont le PFOS, analysés par le réseau de mesure sont présents dans l'eau un peu partout mais à des concentrations faibles.

La ministre Tellier confirme en outre qu'elle participera à la Conférence interministérielle de l'Environnement et de la Santé (CIMES) convoquée par la ministre fédérale de l'Environnement, Zakia Khattabi le 8 juillet. "Il est primordial de pouvoir collaborer avec les différents ministres concernés par le suivi de cette pollution des PFAS et je soutiendrai toute action permettant d'agir le plus en amont possible sur ces perturbateurs endocriniens", a-t-elle déclaré.

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