Records de température en Grèce et en Turquie, qui luttent encore contre les flammes

Plusieurs lieux emblématiques ont subi de lourds dégâts.

Clément Boileau (Avec Belga et AFP)

Les incendies se poursuivaient, ce jeudi, dans le sud-est de l’Europe et plus particulièrement en Grèce et en Turquie. Comme un symbole du désastre, le site qui a accueilli les premières olympiades dans le Péloponnèse voilà près de 2 800 ans s’est retrouvé cerné par les flammes, avant que les pompiers ne parviennent à les repousser, au moins temporairement.

D’autres lieux emblématiques grecs n’ont pas eu cette chance : la luxuriante banlieue Varypompi, au nord d’Athènes, n’est plus qu’un paysage de maisons calcinées et d’arbres noircis et distordus. Au nord-est d’Athènes, une centaine de personnes ont dû être évacuées de l’Eubée, la seconde plus grande île grecque en termes de superficie, après que plusieurs villages, mais aussi un monastère, ont été atteints par les flammes.

Centaines d’incendies

Ces dernières vingt-quatre heures, on dénombrait ainsi une centaine d’incendies en Grèce, de Rhodes au Péloponnèse en passant par le nord d’Athènes. Le résultat de températures qui ont battu des records ces derniers jours, que ce soit à Athènes (43 degrés), à Argos (46,3 degrés), ou Lamia (45,4 degrés), au point que certains lieux touristiques, telle l’Acropole à Athènes ont dû fermer leurs portes jusqu’à la fin de cette semaine.

Si, pour l’heure, on ne dénombre pas de victime en Grèce, il en est autrement chez le voisin turc, où huit personnes au moins sont décédées et des dizaines hospitalisées suite aux quelque 200 feux qui ravagent le sud du pays depuis fin juillet.

La Turquie a elle aussi connu des records de température, particulièrement dans la ville de Marmaris, où le mercure a régulièrement franchi les 40 degrés ces derniers jours. Mais c’est vers la ville de Milas, sur la côte Égée, que tous les regards sont tournés désormais : une centrale thermique est en effet menacée par les flammes depuis plusieurs jours. Après l’avoir plusieurs fois démenti, le président turc Recep Tayyip Erdogan n’a pas exclu que celle-ci, ainsi que ses réserves de charbon, puisse s’embraser à son tour.

Un mois de juillet brûlant

Outre la Grèce et la Turquie, d’autres pays de la région font actuellement face à des situations similaires : l’Italie a déploré près d’un millier de départs de feu ces dernières 24 heures et l’Albanie ainsi que la Macédoine du nord, luttent contre des dizaines d’incendies simultanés.

Tous ces feux résultent notamment du fait que le mois passé a été le deuxième mois de juillet le plus chaud observé en Europe depuis 1991, selon le programme européen Copernicus sur le changement climatique (C3S). Au niveau mondial, il s’agit du troisième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré.

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