À l’approche de la tempête tropicale Henri

Elle devait toucher dimanche les terres du Nord-Est des États-Unis. De potentielles inondations en vue.

AFP

Avec des vents allant jusqu’à 110 km/h, la tempête tropicale Henri devait toucher les côtes américaines de la Nouvelle-Angleterre ou de Long Island, près de New York, en fin de matinée ou en début d’après-midi dimanche, selon un bulletin du Centre américain de surveillance des ouragans, le NHC, qui l’a rétrogradée d’ouragan à tempête tropicale.

"Un affaiblissement relatif est possible ce matin, mais il est toujours prévu qu'Henri soit une forte tempête tropicale au moment d'atteindre les côtes du sud de la Nouvelle-Angleterre et de Long Island", a souligné le bulletin, avant de préciser qu'un "affaiblissement rapide" était attendu après avoir touché terre. Malgré le passage d'ouragan à tempête tropicale, Henri reste source de danger selon les autorités.

Le Nord-Est des États-Unis est d’habitude relativement épargné par de telles tempêtes, qui touchent normalement plutôt des États plus au sud, comme la Floride ou la Louisiane.

De 7 à 15 cm de précipitations sont attendus à travers la région, et jusqu'à 25 cm par endroits, selon le NHC, alors que la dégradation des conditions météorologiques avait déjà poussé samedi à l'arrêt du grand concert organisé à Central Park pour marquer les "retrouvailles" des artistes avec le public de New York. "Une montée dangereuse des eaux côtières, de fortes rafales de vent, et des précipitations pouvant entraîner des inondations sont attendues dans certains endroits du Nord-Est des États-Unis", a averti le NHC.

Des vents destructeurs

La maire de Boston, plus grande ville de l’État du Massachusetts, a demandé dimanche matin aux habitants de se préparer notamment à des "vents destructeurs", et à de "potentielles coupures de courant". "S’il vous plaît, restez à l’intérieur", a demandé Kim Janey.

Le gouverneur de l’État de New York avait déclaré un état d’urgence samedi à l’approche de la tempête, précisant que 500 soldats de la garde nationale avaient été mobilisés pour venir en soutien.

Dans le Massachusetts, le gouverneur Charlie Baker a demandé "à tous d'éviter les déplacements inutiles", surtout dans les zones côtières. Dans cet État, où toutes les plages et les parcs étaient fermés jusqu'à lundi, l'ouragan pourrait provoquer des coupures de courant affectant 100 000 à 300 000 habitants.