Cépages portugais, raisins tardifs, vendanges de nuit... Comment le Bordelais veut s'adapter au réchauffement climatique

Le changement climatique a des impacts très directs sur la vigne. Des vignerons climatosceptiques, il n’y en a pas !”, assure Bernard Farges, viticulteur français et président de l’organisation rassemblant les vignerons du Bordelais, le CIVB, de passage en Belgique cette semaine, pour évoquer cette question pour évoquer la question des changements climatiques. “Tout simplement, parce que les vignerons, les vigneronnes le vivent au quotidien, ce changement climatique. Parfois par des événements brutaux – des gros orages de grêle ou des quantités de pluie en un même moment qu’on ne connaissait pas par le passé. Mais aussi par des dates de récolte plus précoces : lorsque nous vendangeons les raisins plus tôt, au cœur de l’été, cela veut dire plus de soleil, plus de chaleur… Cela a pour conséquence un cycle accéléré. Cela a des conséquences sur la vigne, mais aussi sur le produit de cette vigne, le vin. L’impact le plus direct, c’est une augmentation de la teneur en alcool de nos vins. Parce que la vigne a produit plus de sucre, et donc a transformé plus de sucre en vin. Ce n’est évidemment pas ce que l’on recherche, car ce type de vin, trop puissant, trop alcoolisé, ce sont des vins qui se consomment moins, qui perdent un peu de leur typicité, de leur élégance… Nous ne faisons pas de l’alcool, mais du vin, pour accompagner un repas tranquillement.”

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...