COP26: 19 pays, dont les USA, s'engagent à ne plus financer les énergies fossiles à l'étranger

Au moins 19 pays ont annoncé jeudi s'engager à mettre un terme d'ici la fin de 2022 au financement à l'étranger de projets d'énergies fossiles sans techniques de capture de carbone, parmi lesquels de grands investisseurs comme les Etats-Unis et le Canada.

COP26: 19 pays, dont les USA, s'engagent à ne plus financer les énergies fossiles à l'étranger
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AFP

"Investir dans des projets d'énergie fossile laissés tels quels comporte de plus en plus de risques sociaux et économiques... et a des impacts négatifs sur le revenu des Etats, l'emploi local, les contribuables et la santé publique", écrivent les signataires dans une déclaration commune diffusée pendant la conférence internationale sur le climat COP26 à Glasgow.

Les nations du G20 se sont récemment accordées pour cesser de soutenir les projets de centrales au charbon à l'étranger. Le plan annoncé jeudi, à l'initiative de Londres, inclut pour la première fois gaz et pétrole, et promet de réorienter cet argent vers des énergies renouvelables.

"Nous devons mettre les financements publics du bon côté de l'Histoire. Mettre fin aux financements internationaux sur tous ces projets d'énergies fossiles est essentiel si nous voulons pouvoir conserver l'objectif de 1,5°C", de réchauffement de l'accord de Paris, a commenté le secrétaire d'Etat britannique aux entreprises, Greg Hands.

Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), pour pouvoir préserver l'objectif de +1,5°C, il faudrait immédiatement cesser tout financement de nouveaux projets dans les énergies fossiles.

Or selon l'ONG Oil Change International, entre 2018 et 2020, les seuls pays du G20 ont financé de tels projets à hauteur de 188 milliards de dollars, principalement via des banques multilatérales de développement.

"Cette annonce est un pas dans la bonne direction", a commenté Tasneem Essop, directrice du Climate Action Network International. "Mais elle doit être étendue à plus de gouvernements et d'institutions financières publiques, y compris les banques multilatérales de développement".

Jennifer Layke, du World Resources Institute s'est également félicitée de l'initiative, rappelant que "le Giec est parfaitement clair sur le fait que pour éviter un désastre climatique il faut mettre un terme à notre addiction aux énergies fossiles, et l'élimination du financement est un pas en avant essentiel".

"C'est un pas bienvenu, mais les pays, notamment les Etats-Unis, doivent fermement se tenir à ces engagements et fermer le robinet aux entreprises d'énergies fossiles", a commenté Kate DeAngelis, des Amis de la Terre USA.

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