"L'inaction n'est plus une option": la Coalition Climat appelle l'État belge à "prendre ses responsabilités" après le rapport du GIEC

"L'inaction n'est plus une option", a déclaré lundi le président de la Coalition Climat, Nicolas Van Nuffel, en réaction au nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

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Nicolas Van Nuffel, président de la Coalition Climat.
Nicolas Van Nuffel, président de la Coalition Climat. ©BELGA

"Non seulement l'inaction tue mais elle coûtera des milliards à l'économie belge et aura de lourdes conséquences pour les générations futures." L'association belge appelle l'État à "prendre ses responsabilités" en mettant en place une politique ambitieuse en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Rappelant les accords de Paris, signés lors de la Cop 21 et destinés à limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C, la Coalition Climat plaide pour un "Green New Deal belge". Dans un memorandum, l'ASBL, qui réunit plus de 80 organisations de la société civile belge, propose 100 solutions pour lutter contre la crise climatique tout en garantissant une "transition juste" d'un point de vue social.

Sur ce dernier point, la Coalition Climat rappelle que "la crise climatique renforce les inégalités" tant en Belgique que sur toute la planète. "On l'a vu l'été dernier, ce sont les plus précaires qui sont les plus affectés par les conséquences du réchauffement planétaire", souligne Nicolas Van Nuffel, faisant référence aux inondations qui ont dévasté plusieurs zones de Wallonie en juillet 2021.

L'association souligne par ailleurs la responsabilité des pays les plus riches dans le réchauffement de la planète. Elle les exhorte à soutenir de façon "juste et suffisante" les pays les plus vulnérables à la crise climatique. "Alors qu'ils en subissent les plus lourdes conséquences, ces pays sont les moins responsables de la crise climatique", précise la Coalition. "Une première solution serait tout simplement que les pays riches respectent leurs promesses en termes de financement climat international."

Dans son dernier rapport publié lundi, intitulé "Impacts, adaptation et vulnérabilité", le Giec constate que le changement climatique a déjà provoqué des "dommages substantiels" à divers écosystèmes et que l'ampleur de son impact est plus importante que celle estimée lors d'évaluations précédentes. Le rapport souligne en outre qu'approximativement 3,3 à 3,6 milliards de personnes sur Terre vivent dans des contextes hautement vulnérables au changement climatique. Actuellement, les scientifiques estiment que la planète s'est déjà réchauffée de près d'1,1°C.