L'Australie libère 42 millions d'euros pour la protection de la Grande barrière de corail

L'Australie a promis 63 millions de dollars australiens (environ 42 millions d'euros) pour soutenir la science et les infrastructures de recherche afin de protéger la Grande barrière de corail, a indiqué mardi le gouvernement.

L'Australie libère 42 millions d'euros pour la protection de la Grande barrière de corail
©AFP

Ce soutien financier va considérablement renforcer les capacités de recherche de l'Australian Institute of Marine Science (AIMS), qui étudie la Grande barrière de corail de manière continue depuis 35 ans.

Il permettra aux scientifiques australiens spécialistes des sciences marines de faire évoluer leurs recherches à "un niveau supérieur", a estimé le Premier ministre Scott Morrison, alors que ce site classé au patrimoine mondial de l'Unesco pourrait rejoindre la liste des sites en péril.

M. Morrison, proche de l'industrie du charbon, a été critiqué pour ses politiques en matière de changement climatique. Pas plus tard qu'hier/lundi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié l'Australie de "récalcitrante" pour ne pas avoir présenté de plans "significatifs" à court terme pour réduire les émissions de l'île-continent à l'horizon 2030.

Une mission d'inspection des Nations unies se trouve actuellement en Australie pour évaluer si le site, considéré comme l'une des sept merveilles du monde, est protégé du changement climatique.

La semaine dernière, l'autorité du site de la Grande barrière a indiqué que le récif, qui s'étend sur une surface de 2.300 km, est à nouveau touché par un blanchissement "généralisé".

Ce phénomène de dépérissement, qui se traduit par une décoloration, est provoqué par la hausse de la température de l'eau - conséquence du réchauffement climatique - qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques donnant au corail sa couleur vive.