Treize cas de pollution intentionnelle par des navires observés l'an dernier

L'avion en charge de surveiller la pollution et l'environnement en mer du Nord a observé 13 déversements non accidentels provenant de navires l'an dernier, a indiqué jeudi l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB).

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Photo d'illustration ©Jean-Luc Flémal

Des quantités suspectes de soufre ont été relevées dans les panaches de 16 navires et des taux suspects d'azote pour 23 navires. Ces cas ont été signalés aux services d'inspection maritime pour un suivi à terre. Aucun polluant aux hydrocarbures n'a été trouvé dans les 13 cas de pollution intentionnelle, c'est-à-dire des rejets délibérés, illégaux ou non. "Cela confirme la tendance à la baisse des chiffres, qui montrent que ce type de pollution a fortement diminué au cours de la dernière décennie", pointe l'IRSNB.

Deux nappes de pétrole ont néanmoins été observées dans les ports d'Anvers et d'Ostende, qui n'ont pas été reliées avec certitude à un navire. "Toutes les constatations ont été immédiatement signalées aux autorités compétentes afin d'assurer un suivi."

Par contre, "la pollution par des substances nocives autres que le pétrole reste un problème courant", voire en augmentation, note l'institution. "Il s'agit souvent de rejets autorisés par les navires, qui sont effectués conformément aux normes internationales de rejet", précise l'IRSNB.

Au total, 248 heures de vol ont été réalisées en 2021 dans le cadre du programme national de surveillance aérienne, dont 168 heures consacrées aux missions de la garde côtière belge, neuf heures au recensement des mammifères marins et 71 heures à des vols internationaux, notamment pour la surveillance des émissions de soufre et d'azote dans les eaux néerlandaises pour le gouvernement néerlandais.

Concernant le recensement des mammifères, 20 phoques ont été aperçus, dont au moins sept phoques gris, soit le plus grand nombre de phoques jamais observés lors d'un relevé aérien.

L'avion est par ailleurs équipé depuis 2021 d'un capteur de carbone noir pour en mesurer les émissions.

Enfin, deux vols ont été effectués pour des situations d'urgence en mer: une collision entre navires et un appel concernant des transmigrants en détresse, 24 personnes à bord d'un bateau pneumatique qui dérivait vers les parcs éoliens.