"Notre pays ne doit pas attendre l'Europe": Greenpeace appelle à l'accélération de la transition énergétique

Greenpeace a jugé mercredi que la proposition de la Commission européenne d'une interdiction complète des importations de produits pétroliers russes, d'ici la fin de l'année, pourrait être plus ambitieuse.

BELGA
"Notre pays ne doit pas attendre l'Europe": Greenpeace appelle à l'accélération de la transition énergétique
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L'organisation environnementale plaide pour que l'on s'intéresse aussi au gaz naturel et que l'on accélère la transition énergétique. "Si nos gouvernements ne peuvent pas prendre des mesures drastiques d'économie d'énergie en temps de guerre, de crise énergétique et climatique, quand le pourront-ils?" a-t-elle demandé par voie de communiqué.

L'Europe a jusqu'à présent déjà interdit l'importation de charbon en provenance de Russie. S'y ajoute désormais un boycott du pétrole et des produits pétroliers russes. Dans les six mois, une interdiction complète des importations entrerait en vigueur. Pour le gaz naturel, l'UE avait déjà convenu auparavant de réduire de deux tiers la demande de gaz russe d'ici la fin de l'année.

Mais pour Greenpeace, cela peut aller plus vite. "Notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles alimente les guerres et la crise climatique et entraîne une hausse des prix de l'énergie", affirme l'organisation, qui préconise de ne pas se contenter de remplacer le pétrole russe par du pétrole d'Arabie saoudite ou du gaz de schiste des États-Unis, par exemple.

L'organisation de défense de l'environnement demande aux autorités belges d'élaborer "un plan d'urgence" pour économiser le pétrole et le gaz à court terme, par exemple en limitant la vitesse à 100 km/h sur les autoroutes.

Greenpeace a également fait référence à un rapport du Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur (CREA), qui montre que la Belgique est une plaque tournante majeure pour les combustibles fossiles en provenance de Russie et le septième plus grand importateur du monde. "Notre pays ne doit pas attendre l'Europe. Tant les importations que les transbordements vers des pays tiers doivent cesser", estime Greenpeace.