La canicule déclenche des incendies dans les forêts de pins au Pakistan, des centaines d'hectares détruits

Les autorités pakistanaises ont fait appel à l'Iran pour tenter de venir à bout de feux de forêts dévastateurs qui ont déjà détruit des centaines d'hectares de forêts de pins au Balouchistan, la province située au sud-ouest du pays.

La canicule déclenche des incendies dans les forêts de pins au Pakistan, des centaines d'hectares détruits
©Shutterstock

Le Pakistan connaît actuellement une forte canicule. "Nous espérons éteindre les feux aujourd'hui avec l'aide des avions bombardiers d'eau et des hélicoptères militaires iraniens," a déclaré Farah Azeem Shah, porte-parole du gouvernement du Balouchistan qui a aussi annoncé qu'au moins trois personnes avaient été tuées et quatre autres blessées en luttant contre les flammes.

Ces incendies ont commencé la semaine passée dans la chaine de montagnes de Koh-i-Sulaiman abritant l'une des plus grandes forêts de pins au monde. La cause n'est pas encore connue mais semble être la forte canicule que traverse le pays. D'autres incendies ont été signalés dans les Margala Hills, près de la capitale Islamabad.

"Le changement climatique frappe le Pakistan de plein fouet," a souligné l'ancien ministre du Climat, Malik Amin Aslam. L'ancien responsable a ajouté que la vague de chaleur était à l'origine des feux de forêts, de la sécheresse et des crues des lacs glaciaires. "La canicule a anéanti le printemps cette année," a-t-il dit en ajoutant que la réduction des gaz à effet de serre et la plantation d'arbres étaient les seules solutions pour faire face au changement climatique.

Les forêts ne recouvrent que 5,2% du territoire pakistanais, l'un des taux les plus faibles du monde. Le pays est responsable de moins d'un pourcent des émissions de carbone dans le monde mais figure parmi les 10 pays les plus vulnérables au changement climatique. En plus de la vague de chaleur, la province du Balouchistan connaît aussi une pénurie d'eau potable et une épidémie de choléra. Plus de 2.000 personnes ont déjà été infectées rien que dans le district de Dera Bugti.