La tique à pattes rayées surfe sur les vagues de chaleur

Série "chasseurs de virus" (3/3): Après le Covid-19, comment prévenir l’émergence d’une nouvelle pandémie ? C’est l’objectif des écologues de la santé, qui cherchent à caractériser les virus circulant chez les animaux sauvages et à comprendre comment ils peuvent se transmettre à l’homme. Exemple avec la tique à pattes rayées, principal vecteur de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, qui s’est installée en France. En la collectant sur des animaux sentinelles, Laurence Vial cherche à prévenir une "émergence" due au réchauffement climatique.

La tique à pattes rayées surfe sur les vagues de chaleur
À la chasse aux chasseuses, au cœur du maquis : chaque année, d'avril à juillet, Laurence Vial, avec ses collègues du Cirad, traque Hyalomma marginatum. Mesurant jusqu'à 8 mm de long, reconnaissable à ses pattes rayées et pouvant plus que doubler de taille lorsqu'elle est gorgée de sang, cette tique appartient à la catégorie des "chasseuses" : "Lorsqu'elle sent le dioxyde de carbone qu'un hôte potentiel excrète ainsi que les vibrations du sol qu'il occasionne, elle va se diriger vers lui. Elle est capable...

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