Le procès, intenté par l'association contre les autorités belges afin de les forcer à respecter leurs engagements en matière de protection de l'environnement, s'ouvrira mardi 16 mars à Haren (Bruxelles). De Arlon à Ostende, en passant par Bruxelles, les participants à l'action se réuniront dimanche à 15h00, dans le respect des mesures sanitaires actuellement en vigueur pour lutter contre la propagation du coronavirus.

L'enregistrement aux différentes manifestations, organisées en consultation avec les autorités locales, est par ailleurs obligatoire partout afin de ne pas dépasser le nombre maximum autorisé de participants (100).

Les manifestants sont invités à s'habiller en noir, "avec un rabat d'avocat blanc fait maison" et à observer une minute de silence à 15h15, après quoi une alarme sera déclenchée. La mobilisation se poursuivra ensuite en musique, poésie et dans la danse.

La Belgique a pris différents engagements destinés à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré, comme le prévoit l'accord de Paris. "Mais les autorités belges manquent cruellement à leur devoir en la matière", dénonce l'asbl Affaire Climat, soulignant que "la politique climatique insuffisante des autorités belges viole le devoir de diligence", ainsi que les droits humains et de l'enfant.

Plus que 58.500 citoyens ont, selon l'association, souscrit à cette appel à l'aide juridique.

Le 16 mars, les audiences du tribunal de l'"Affaire Climat" débuteront, pendant neuf jours consécutifs, dans la salle d'audience de l'ancien site de l'OTAN à Haren.