La Belgique ne mérite pas le titre de "blue leader", estime l'ONG Greenpeace alors que notre pays co-organisera mercredi à la COP25 à Madrid, un évènement autour de la question des océans et de leur protection dans un contexte de changements climatiques. La Belgique a été reconnue par l'Onu comme "Blue leader". Notre pays s'est inscrit dans une coalition d'Etats qui se sont engagés à réduire de moitié les émissions dues à la navigation maritime. En outre, la Belgique plaide pour l'adoption d'un traité international dont l'objectif serait de sanctuariser 30% du territoire marin mondial.

Si Greenpeace reconnaît que la Belgique s'est activement engagée à créer un réseau significatif de zones marines protégées à court terme, l'ONG juge que c'est insuffisant.

"Si notre pays veut vraiment être un 'leader bleu', il est grand temps de changer les choses. Il est impératif que cesse le soutien belge au développement de l'exploitation minière en haute mer", estime dans un communiqué Greenpeace, dont un nouveau rapport met en lumière les dommages irréversibles causés par ce type d'activités humaines aux écosystèmes des grands fonds marins.

"2020 sera une année cruciale pour le climat, la biodiversité et les océans. C'est pourquoi il est grand temps que la Belgique cesse de parrainer un activité industrielle telle que l'exploitation minière des grands fonds marins", insiste l'ONG environnementale, qui appelle au passage à l'adoption d'un plan climat ambitieux.

Un récent rapport spécial du Giec a confirmé le rôle de premier plan joué par les océans dans les changements climatiques. Ils jouent un rôle de puits de carbone, en absorbant une part très importante des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais ils sont en même temps frappés de plein fouet par les conséquences néfastes du bouleversement climatique (hausse des températures, diminution et redistribution des espèces sous-marines, acidification des océans, blanchiment des coraux...).

Les océans représentent aussi une menace existentielle pour les petits États insulaires et les centaines de millions d'habitants des zones côtières, alors que l'élévation du niveau des mers s'accélère et apparaît plus importante que prévu il y a seulement quelques années.