Les relevés de l'Issep montrent une spectaculaire diminution des concentrations de dioxyde d'azote et de particules fines à Liège le week-end dernier.

Les citadins l'ont particulièrement constaté : ces derniers jours, depuis que les mesures de confinement ont été imposées à la population, l'air est beaucoup plus respirable. Les relevés faits par l’Institut scientifique de service public (Issep) le montrent très clairement.

Entre le 19 et le 21 mars, les concentrations dans l’air des polluants principalement émis par le trafic et l’activité industrielle (particules fines, dioxyde d’azote et black carbon) ont significativement baissé, signale Guy Gérard, responsable de la cellule Qualité de l'air à l'Issep.

"On n’a, par contre, pas perçu d’effet sur la qualité de l’air à la suite des premières mesures décidées dès le 12 mars, dont la fermeture des écoles à partir du 16 mars. Une légère augmentation des concentrations a même été constatée pour ces polluants", précise-t-il. En cause, des conditions météo défavorables à la bonne dispersion des polluants (vents faibles) et propices à la formation de particules secondaires (humidité et température).

"Les mesures de confinement décidées le 17 mars et d’application depuis le 18 mars à midi n’ont également pas eu un impact direct sur la qualité de l’air. Des concentrations significativement plus importantes ont même été constatées pour les particules les 19 et 20 mars, pour les mêmes raisons, soit un changement de conditions météorologiques", poursuit Guy Gérard.

L'Issep, qui réalise des mesures de pollution atmosphérique en Wallonie, fournit deux graphiques où l'on peut voir une spectaculaire diminution à Liège des concentrations en dioxyde d'azote et en particules fines PM10 dans l'air en mars 2020, comparé aux moyennes des mois de mars de 2016 à 2019.

© Issep

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