L'entreprise pétrochimique Ineos y prévoit l'implantation d'une nouvelle usine de production d'éthylène et de propylène. Les associations affirment qu'elles tentent, par cette action, d'empêcher que plusieurs hectares de forêt ne soient défrichés inutilement alors qu'une étude approfondie de l'impact environnemental de l'usine est toujours en attente.

Avec "Project One", Ineos entend implanter de nouvelles unités de production d'éthylène et de propylène dans le port d'Anvers. Il s'agit de l'un des plus gros investissements relatifs à la chimie depuis des décennies dans cette zone, mais 49 hectares de forêt doivent être défrichés dans le cadre de ce projet.

La ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir (N-VA), a récemment accordé un permis à cet effet car le site est, quoiqu'il en soit, destiné à l'industrie et Ineos s'est engagé à replanter plus d'arbres ailleurs en compensation, comme le requiert la législation. Ledit permis a été accordé malgré les nombreuses protestations des organisations environnementales, dont certaines ont même entrepris d'occuper la friche en question.

L'ONG ClientEarth, qui travaille avec des juristes internationaux sur des questions environnementales, a désormais engagé une procédure d'extrême urgence avec le soutien de treize autres associations environnementales, afin d'empêcher la déforestation. Selon l'avocate de ClientEarth, Maria Jolie Veder, les Flamands méritent de savoir quel sera l'impact total du projet, à la fois sur la nature, mais également sur les émissions globales de CO2.

ClientEarth exige, entre autres, qu'une étude complète sur l'impact environnemental soit réalisée pour l'ensemble du projet plutôt que séparément pour la déforestation et chacune des deux installations prévues.