Plus de 3.000 actions - physiques ou en ligne - sont prévues pour cette première mobilisation mondiale depuis le début de la pandémie de Covid-19. En Suède, Greta Thunberg et une dizaine d'autres militants ont donné le coup d'envoi devant le Parlement de Stockholm. "Grève scolaire : semaine 110", a écrit l'adolescente de 17 ans sur Twitter, où elle a également posté une photo la montrant accompagnée d'une dizaine de manifestants masqués et suffisamment éloignés les uns des autres pour éviter tout risque de contamination. "En Suède, les rassemblements de plus de 50 personnes sont interdits en raison du Covid-19. Nous nous adaptons", a-t-elle précisé, alors que la pandémie a marqué un coup d'arrêt aux manifestations de masse.

"Notre principal espoir est comme toujours d'essayer d'avoir un impact au niveau de la sensibilisation et de l'opinion publique afin que les gens commencent à prendre conscience de la crise climatique, et que nous renforcions cette pression sur les personnes au pouvoir afin que les choses changent", a-t-elle déclaré aux journalistes.

Des actions ont lieu un peu partout dans le monde pour rappeler aux dirigeants que la Terre continue de se réchauffer. Incendies en Californie ou en Amazonie, succession d'ouragans, fonte spectaculaire de la banquise.... Les impacts sont de plus en plus tangibles et touchent désormais tous les continents.

Sur Twitter, de nombreux militants ont posté des photos et vidéos de leurs actions au Bangladesh, en Inde, aux Philippines, au Japon, au Kenya ou encore en Allemagne et en Pologne.

Partout, "l'accent est mis sur les voix des plus vulnérables aux changements climatiques", explique la co-fondatrice de Youth For Climate Belgium, Adélaïde Charlier. A Bruxelles, l'action prendra la forme d'un sit-in d'une centaine de membres du mouvement à 15h00 sur la place de la Monnaie.

D'autres actions, de plus petite ampleur, sont également prévues à Liège, Anvers ou encore Gand, d'après le site de Fridays for Future.

Selon l'ONU, le monde est sur le point de manquer l'objectif de contenir la hausse des températures à 1,5°C d'ici 2100, un impératif pour les Etats insulaires, notamment, menacés par la montée des eaux. Les engagements pris jusqu'ici par les près de 200 Etats signataires de l'Accord de Paris placent la Terre sur une trajectoire de réchauffement d'au moins 3°C.