L’initiative menée par l’Australie et la France pour créer un immense sanctuaire marin en Antarctique pourrait ne pas aboutir, faute d’accord entre les pays réunis depuis lundi à Hobart, sur l’île australienne de Tasmanie. 

Ce projet de sanctuaire, de plus d’un million de kilomètres carrés, présenté conjointement par la France et par l’Australie, avait déjà échoué lors des précédents sommets de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR). Cette Commission, qui compte 25 États auxquels s’ajoute l’Union européenne, détermine les mesures de conservation sur l’utilisation des ressources marines de l’Antarctique. 

La Chine et la Russie sont les deux pays qui s’opposent le plus ardemment à ce projet en raison de leurs préoccupations concernant les droits de pêche. Les États membres de la CCAMLR sont réunis pour deux semaines à Hobart afin de discuter de la création d’aires maritimes protégées dans l’océan Antarctique. De grands sanctuaires en mer ont déjà été créés, notamment une zone de plus de 1,55 million de kilomètres carrés en mer de Ross, une baie profonde de l’océan Antarctique bordant le continent. 

Les gouvernements et les associations de lutte pour l’environnement estiment nécessaire la création de nouveaux sanctuaires dans l’Antarctique. Ce nouveau sanctuaire pourrait protéger des récifs en eau profonde et des zones d’alimentation des mammifères marins de cette région.

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