La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit dévoiler ce chiffre lors de son discours de l'état de l'Union, au parlement européen la semaine prochaine. Il était question jusqu'ici d'une fourchette entre 50 et 55%.

Cet objectif pour 2030 s'inscrit dans le projet plus vaste de la "loi Climat", présentée le 4 mars dernier par l'exécutif européen, qui fixe à 2050 l'objectif de neutralité carbone pour l'UE --c'est-à-dire l'équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption (par des procédés de capture et séquestration)--.

Pour atteindre cet objectif de 2030, plusieurs pistes sont envisagées et les différents secteurs de l'économie seront mis à contribution.

Conséquence pour l'industrie automobile: il se pourrait que les normes environnementales européennes soient encore renforcées pour les nouvelles voitures mais c'est seulement en 2021 que la Commission européenne compte décider, a indiqué la source européenne à l'AFP.

L'an passé, l'UE avait déjà décidé de durcir ses normes, exigeant une réduction de 37,5% des émissions de C02 à l'horizon 2030 par rapport à 2021. Un objectif critiqué par les constructeurs automobiles européens, le jugeant trop ambitieux, tandis que les défenseurs de l'environnement le trouvaient trop limité.

L'objectif serait désormais une réduction de 50% à l'horizon 2030 par rapport à 2021, a ajouté la source européenne, confirmant un article du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Mais, selon cette source, il y aurait plusieurs moyens de parvenir à ce chiffre, comme de nouveaux carburants plus écologiques, ou l'arrivée sur le marché de davantage de voitures électriques.

Interrogé par l'AFP, une porte-parole de la Commission européenne a simplement indiqué que Bruxelles voulait revoir d'ici à juin 2021 toutes les législations en lien avec le climat, dont celle qui régit le marché du carbone (système d'échanges de quotas d'émissions, SEQE ou marché ETS selon son acronyme anglais).