Environnement

Avant de s’exprimer à l’Assemblée le 23 juillet, la lycéenne suédoise explique à «Libération» son choix de lancer une grève de l’école pour le climat et défend la nécessité d’agir rapidement.

Une assurance à toute épreuve face à l’objectif des appareils photo qui la mitraillent sans arrêt. En l’espace de huit mois, Greta Thunberg est devenue une star. De celles dont les interviews sont si difficiles à décrocher. De celles qui font s’arrêter les passants dans la rue pour demander un selfie. La Suédoise de seize ans, diagnostiquée jeune du syndrome d’Asperger, de trouble obsessionnel compulsif et de mutisme sélectif, fera, dans une semaine, le chemin inverse de nous et débarquera en France, pour recevoir à Caen le Prix Liberté, avant de s’exprimer devant l’Assemblée nationale le 23.

La maturité de ses discours a laissé beaucoup de sceptiques l’accuser d’être manipulée par ses parents, des ONG, des partis politiques, des lobbys occultes… Pourtant, il semble bien que ces émouvantes harangues soient le fruit de l’intellect de l’adolescente qui, face à nous, plisse les yeux, pause, argumente en réponse à nos questions, sans ce ton des rengaines apprises par cœur. Rare, la force des convictions de Greta Thunberg semble contagieuse. (...)