À six mois d’un sommet climatique crucial, les Nations unies ont repris lundi - par visioconférence - les négociations sur une série de dossiers non résolus. La pandémie de Covid-19 a percuté le calendrier de la diplomatie du climat, à l’arrêt depuis l’échec de la COP 25 de Madrid fin 2019. Les attentes se concentrent donc sur la COP 26, qui se tiendra en novembre à Glasgow après avoir été annulée l’an dernier.

Le changement à la présidence américaine a relancé le processus politique. Le sommet en ligne sur le climat convoqué fin avril par Joe Biden a en effet vu les grands pays émetteurs redoubler d’engagements vers la neutralité carbone, à commencer par les États-Unis eux-mêmes. La lutte contre le changement climatique figurera également en bonne place au sommet du G7 qui se tiendra du 11 au 13 juin dans les Cornouailles.

Le club des pays riches s’est tout récemment déjà engagé à stopper toute aide publique aux centrales à charbon, très polluantes.

Les questions qui fâchent

Mais plusieurs questions clés restent sur la table des négociations afin de tenir les objectifs de l’accord de Paris, à savoir tenter de limiter le réchauffement à +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Ces discussions portent entre autres sur le fonctionnement des mécanismes de marchés carbone, sur lequel les États n’arrivent toujours pas à s’accorder. Certaines règles de fonctionnement de l’accord, notamment en matière de transparence sur les efforts réalisés, restent également à finaliser, tout comme les plans d’adaptation aux conséquences du changement climatique ou l’engagement des pays développés de financer à hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2025 les politiques climatiques des pays pauvres.

Enfin, de nombreux gouvernements doivent encore finaliser leurs engagements révisés de réduction d’émissions (NDC), qui devaient normalement être soumis avant le 31 décembre 2020, et sont, selon l’Onu, encore loin de permettre de tenir les objectifs de l’accord de Paris.