"J'ai confiance dans le fait que les dirigeants mondiaux seront à la hauteur de l'événement et qu'ils ne manqueront pas leur rendez-vous avec le destin", devrait déclarer M. Sharma, selon des extraits de son discours communiqués aux médias.

Ce sommet -qui réunira des dirigeants issus de 196 pays, ainsi que des entreprises et des experts- constitue selon le député britannique le "dernier espoir" de maintenir l'augmentation des températures en dessous de 1,5°C, le seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le changement climatique deviendra incontrôlable.

Selon les Nations unies, les émissions devraient diminuer de près de 8% par an pour ne pas dépasser l'augmentation globale de 1,5°C prévu dans l'accord de Paris, ce qui équivaudrait à économiser chaque année jusqu'en 2030 la même quantité d'émissions que pendant la pandémie.

"Alok Sharma a tout à fait raison" de vouloir "maintenir l'objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré", a commenté Kate Blagojevic, la responsable du climat chez Greenpeace

"Cet objectif doit être gravé dans l'esprit de tous les dirigeants du monde et sous-tendre toutes les décisions qu'ils prennent", a-t-elle ajouté, "mais pour qu'il devienne réalité, chaque pays doit intensifier son action dès maintenant, à commencer par le Royaume-Uni".

Le discours prononcé vendredi par M. Sharma devrait être particulièrement axé sur la dépendance au charbon, une "vieille technologie" dont il juge que l'époque est désormais "révolue".

Initialement prévue pour novembre 2020, le sommet sur le climat COP26 a été repoussé en raison de la pandémie. Alors que plusieurs pays craignent que leurs représentants ne puissent pas assister en personne aux discussions en raison de la situation sanitaire et malgré des appels à organiser l'événement en ligne, le Royaume-Uni a affirmé qu'il aurait lieu physiquement.