La biologiste et militante environnementale Jane Goodall, connue pour ses recherches sur la vie des chimpanzés à l’état sauvage, est la 83e docteur honoris causa de l’université de Hasselt.

La Britannique de 86 ans a reçu le titre honorifique et la médaille universitaire lors d’une cérémonie en ligne jeudi.

"Chaque jour de votre vie, en tant qu’individu, vous avez un impact sur votre monde. Utilisez cet impact à bon escient", a déclaré Mme Goodall dans son message pour la lutte contre le réchauffement climatique, délivré depuis son salon à Bournemouth, dans le sud de l’Angleterre. "Nous vivons des temps sombres à cause de la pandémie de coronavirus. Et c’est à nous-mêmes que nous le devons", a-t-elle déclaré. Elle voit dans le manque de respect de l’homme pour la nature et la vie sauvage une cause de la pandémie. "Mais nous allons surmonter cette vague mondiale d’infections. C’est ce qui vient ensuite qui nous frappera beaucoup plus durement en tant qu’humains. Le réchauffement de la planète n’est pas une chose lointaine, il se produit en ce moment même et nos chances d’intervention commencent à diminuer considérablement", a-t-elle averti. Avec ce doctorat honorifique, l’UHasselt rend hommage au travail et à l’engagement de Jane Goodall dans le domaine de la protection de la nature et du bien-être animal. L’anthropologue et l’institut qui porte son nom travaillent pour la conservation de la nature depuis près d’un demi-siècle.

La scientifique d’origine londonienne est connue dans le monde entier pour ses travaux sur les mœurs des chimpanzés. Elle les a observés longuement en Tanzanie, dans la région du lac Tanganyika, où elle a même vécu parmi eux dans les années 60. Une "immersion" qui lui permit d’être la première à montrer que ces primates étaient capables de fabriquer et de se servir d’outils pour se nourrir, notamment pour attraper des termites. Jusqu’alors, ce type de comportement était réservé, croyait-on, aux seuls êtres humains, également de l’ordre des primates. Ses travaux ont profondément transformé l’attention que le monde scientifique portait aux grands singes, les rapprochant plus que jamais de l’homme.