Le Parlement néo-zélandais a inscrit jeudi son objectif de neutralité carbone d'ici 2050 dans une loi.

Ce texte, qui a reçu le soutien de la majorité comme de l'opposition, prévoit que le pays atteigne la neutralité pour les gaz à effet de serre, à l'exception du méthane, d'ici le milieu du siècle.

Il s'inscrit dans les mesures décidées par la Nouvelle-Zélande pour respecter ses engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat signé en 2015.

Les émissions de méthane, un dérivé de l'agriculture, secteur essentiel de l'économie néo-zélandaise, devront baisser de 24 à 47% sur la même période, selon la loi.

Par ailleurs, le texte prévoit la mise en place d'une Commission indépendante sur le changement climatique. Elle sera chargée de conseiller le gouvernement sur la manière d'atteindre ses objectifs environnementaux et d'établir, tous les cinq ans, des "budgets carbone" qui définiront combien d'émissions demeurent autorisées au cours de cette période.

"Nous sommes du bon côté de l'histoire", a déclaré la Première ministre Jacinda Ardern.

"Indéniablement, le niveau de la mer monte. Indéniablement, nous connaissons des événements climatiques extrêmes. Indéniablement, la science nous dit que cela a un impact sur la flore et la faune et que des maladies se propagent dans des régions où elles étaient jusqu'ici inconnues", a-t-elle ajouté.

La Nouvelle-Zélande fait partie des pays qui se sont engagés à atteindre l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050. Cependant, tous les pays ne l'ont pas inscrit dans leur législation.

Ce pays, qui compte moins de cinq millions d'habitants, s'est également engagé à produire 100% d'énergie renouvelable d'ici 2035.