Outre le déploiement d'un drone équipé d'une caméra thermique pour tenter de localiser l'animal, la police a également fait appel au flair d'un chien pisteur. Celui-ci a détecté une trace olfactive de stress ou de peur laissée par le loup. Cette piste s'est toutefois peu à peu atténuée et n'a pas permis de retrouver le canidé blessé, ont précisé le centre d'accueil pour animaux Natuurhulpcentrum et l'ASBL Welkom Wolf, qui participent aux recherches.

"En situation de stress, le loup libère une substance qui, si elle tombe au sol, peut être détectée par le chien pisteur. Ici, le loup s'est déplacé sur un kilomètre avant de changer de cap pour retourner vers le domaine militaire", a expliqué le maître-chien. Une analyse confirmée par les traces de pattes observées par le Natuurhulpcentrum.

Ce retour de l'animal blessé vers le domaine militaire, sa zone de confort, constitue une bonne nouvelle, selon Jan Loos de Welkom Wolf. "D'ici deux semaines, nous en saurons peut-être plus grâce aux images des caméras qui parsèment le terrain et sur lesquelles pourrait apparaître le loup." Une route régionale aussi fréquentée que la N76 devrait être ramenée sous terre, insiste en outre M. Loos, qui explique que les loups pourraient alors traverser sans danger cet axe routier.