Les tentatives de braconnage de la faune ont doublé en Ouganda, pays d'Afrique de l'Est, à la suite de la pandémie de coronavirus, a déploré mercredi un responsable local de la protection de la nature. Avec le confinement qui y a été mis en place pour réduire la propagation du Covid-19, les parcs à gibier ont été fermés pendant plusieurs semaines, ce qui a permis aux braconniers d'y accéder plus facilement et rendu les animaux plus vulnérables, a expliqué le directeur de la conservation de l'Uganda Wildlife Authority (UWA), John Makombo.

"Les braconniers ont pensé que [les autorités chargées de la protection de la faune] étaient confinées à l'extérieur et ils sont entrés dans les parcs ... Il y a eu un pic dans les cas de braconnage", a-t-il confié à l'agence de presse allemande DPA. Les rangers ont découvert 367 pièges posés par des braconniers entre février et juin de cette année, contre 163 à la même période en 2019. L'UWA estime que l'une des raisons de l'augmentation du braconnage est la hausse du chômage et les pénuries alimentaires causées par la pandémie.

Ces dernières semaines, les braconniers ont surtout chassé des animaux plus petits, comme l'antilope, probablement pour les manger plutôt que pour en faire du commerce.

Dans un cas, cependant, ils ont tué un gorille de montagne à dos argenté, une espèce menacée.