Ses conclusions sont positives, avec notamment une diminution de 37 % des sacs en plastique mis à la disposition des clients dans les 80 magasins monitorés, a indiqué la ministre, mardi, en commission du Parlement régional. "Le nombre de sacs de caisse en plastique mis à disposition dans les 80 commerces étudiés a diminué au fur et à mesure des campagnes de monitoring. Il est passé de 300 000 au printemps 2019 à environ 190 000 à l’automne 2020, ce qui représente une diminution de 37 %", a précisé la ministre.

Parallèlement, l’interdiction d’utiliser des sacs plastiques à usage unique pour l’emballage des fruits et des légumes a conduit à une quasi-disparition de ceux-ci.

Alternatives plus durables

Les sacs proposés sont également de plus en plus conformes à la réglementation (90 % en 2020 contre 75 % l’année précédente). Ainsi, sur les 190 000 sacs de caisse mis à disposition des clients pour emporter leurs courses au cours des 6 derniers mois, 47 % correspondaient à des sacs réutilisables de type "cabas", plus solides. Leur nombre a été multiplié par 2,5 en 6 mois. L’utilisation de sacs réutilisables moins solides et moins chers est en recul d’un tiers. "La plupart des commerces - 93 % - proposent des alternatives aux sacs en plastique. La plus courante est la fourniture de sacs fabriqués dans d’autres matériaux, dont le papier kraft mais aussi des sacs en tissu ou en toile de jute", a ajouté la ministre. Selon cette dernière, c’est toutefois la mise à disposition de caisses ou de boîtes qui a le plus progressé parmi les alternatives proposées.

Par ailleurs, selon une enquête réalisée auprès de 1000 Belges par Dedicated Research pour le compte du fabricant de produits ménagers écologiques Frosch, plus de 6 Belges sur 10 déclarent être sensibles, voire très sensibles à la question des emballages en plastique. Beaucoup ont déjà adapté leurs comportements d’achat, mais estiment que c’est surtout au secteur économique qu’il revient d’agir pour réduire l’utilisation des plastiques. Un quart des répondants estiment avoir également consommé davantage de plastiques depuis la crise sanitaire.