Le lucane cerf-volant, le plus gros coléoptère de notre pays, ne se trouve plus qu’à certains endroits en Belgique. Outre les populations des vallées de la Meuse, de la Lesse et de certains affluents, l’espèce est encore présente au sud de Bruxelles. Cependant, ces populations du Brabant sont de moins en moins en contact les unes avec les autres, ce qui peut entraîner une extinction locale, annonce jeudi l’association flamande Natuurpunt.

Le lucane cerf-volant est un coléoptère qu’on trouve généralement dans le bois mort et qui peut atteindre 9 centimètres. Les mâles, en particulier, sont très reconnaissables grâce à leurs mandibules imposantes en forme de bois de cerf. Jusqu’à récemment, l’espèce était présente de Hal à Louvain. Actuellement, ce coléoptère ne se trouve qu’à Beersel, Rhode-Saint-Genèse, Watermael-Boitsfort et Overijse.

Ce déclin est principalement dû à la perte d’habitats et à leur fragmentation. Dans une étude récente, l’Institut de recherche sur la nature et la forêt (Het Instituut voor Natuur-en Bosonderzoek) a examiné dans quelle mesure les populations brabançonnes sont toujours en contact les unes avec les autres. Si les populations sont isolées, la variation génétique diminue et l’espèce peut s’éteindre localement.

Les résultats de l’étude ont montré que les différentes populations étaient encore reliées dans un passé récent, mais qu’il n’y a pratiquement plus d’échange de gènes. Pour éviter un nouveau déclin, des mesures de conservation ciblées sont nécessaires, telles que la création de zones de reproduction appropriées avec du bois mort. Cela permettrait d’augmenter le taux de survie du lucane cerf-volant et de relier plus étroitement les populations.