Certains lui ont rappelé qu'il s'adressait à une mineure. 

Bernard Pivot a créé un véritable malaise ce mercredi 25 septembre. Se fendant d'un tweet à l'égard de la jeune militante suédoise, Greta Thunberg, le président de l'Académie Goncourt a tenu des propos qui ne sont pas passés inaperçus. " Dans ma génération, les garçons recherchaient les petites Suédoises qui avaient la réputation d'être moins coincées que les petites Françaises. J'imagine notre étonnement, notre trouille, si nous avions approché une Greta Thunberg...", a-t-il écrit sur le réseau social à l'oiseau bleu.


Décrié, le tweet a fait réagir les internautes. "Vous parlez d'une mineure", lui rappelle l'un d'entre eux. "Une adolescente suédoise veut sauver la planète. Premier réflexe du vieux mâle blanc: ramener ça à sa libido. dégoût profond. Conseil à votre génération: passez la main. Vite", s'exclame un autre. Même certains followers de l'écrivain français ont regretté ses propos. "Ce n'est pourtant pas votre habitude d'aboyer avec la meute", lui écrit un twittos. "Quelle déception monsieur Pivot de vous voir attaquer une gamine, mineure de surcroît, sur son physique", s'emporte une autre.

Greta Thunberg a suscité un nouvel élan de soutien grâce à son discours à la tribune des Nations Unies. Exprimant sa rage, la jeune militante n'a pas hésité à réprimander les chefs d'Etat présents face à elle, les accusant d'"avoir volé ses rêves".

La polémique prenant de l'ampleur, Bernard Pivot a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne supprimerait pas son tweet. "Il y a des gens qui ne l'aiment pas mais il y a aussi beaucoup de gens qui l'aiment", a-t-il déclaré à Libération, assumant ses propos postés quelques heures plus tôt. "Dans ma génération, on courait plutôt les petites Anglaises ou les petites Suédoises, à tort ou à raison… J’imaginais l’adolescent que j’étais se retrouver en face de cette jeune fille. J’aurais été déboussolé, j’aurais eu la trouille", a-t-il toutefois précisé.