Le sort des animaux de laboratoire préoccupe particulièrement les Bruxellois, ressort-il d'une étude, menée durant l'été et publiée vendredi par Gaia afin de déterminer le taux d'adhésion à ses idées des citoyens de la Région bruxelloise. Les élevages intensifs de chiens et de chats et la vente de fourrure sont également vus d'un mauvais oeil par plus de huit habitants de la capitale sur 10. Selon ce sondage Ipsos mené en ligne et commandé par l'association de défense des animaux, 85% des 901 répondants estiment que la Région bruxelloise devrait interdire les tests de produits ménagers et d'entretien sur les animaux durant la législature 2019-2024. Compétent en matière de bien-être animal depuis 2014, le gouvernement régional devrait également, pour 83% des sondés, se fixer des objectifs concrets pour réduire annuellement le nombre d'animaux de laboratoire. Cela pourrait par exemple passer par une taxation de l'utilisation des animaux en laboratoire, jugent plus de trois-quarts (77%) des personnes interrogées.

Les élevages intensifs de chiens et de chats inquiètent aussi les Bruxellois, qui sont 85% à plébisciter une diminution de ces centres. "Les jeunes animaux vendus par ces animaleries sont souvent malades, faibles, non socialisés et ont été séparés trop tôt de leur mère. Ces éleveurs ne se soucient pas de la santé de l'animal", pointe à ce propos Gaia. Quant aux mères, "elles sont traitées comme des machines à reproduire".

Plus de huit Bruxellois sur 10 (81%) se disent en outre favorables à une interdiction de la vente de fourrure.

La mesure défendue par Gaia qui divise le plus les habitants de Bruxelles (45% contre - 55% pour) concerne l'aide au développement de la viande cultivée, soit de la viande qui ne provient pas d'un animal abattu puisqu'elle serait cultivée à partir de cellules souches.

"Nos priorités sont en grande partie soutenues par la majorité des Bruxellois", se targue le président de Gaia, Michel Vandenbosch. "Compte tenu de ce large soutien, on ne peut pas les considérer comme des exigences radicales ou extrêmes", conclut-il.