Les milliers de départs de feux qui frappent l'Amazonie ne perdent pas en intensité, bien au contraire. En effet, 1.663 nouveaux foyers d'incendie ont été recensés entre jeudi et vendredi, selon l'Institut national brésilien de recherche spatiale.

L'Amazonie est dévorée par une multitude d'incendies qui ravagent les végétations et branchages dans les zones défrichées. Plusieurs experts interrogés par l'AFP ont confirmé "une très forte corrélation entre la déforestation et les points de chaleur de cette année." "Une forêt tropicale n'est généralement pas inflammable, car elle est humide", a expliqué Jeffrey Chambers à l'agence de presse française. Les autorités s'en sont aperçus en croisant la localisation des feux avec la carte de la déforestation, suivie de près par satellites. Au total, ce sont 78.383 incendies qui ont été enregistrés depuis le 1er janvier, date à laquelle le climatosceptique et homme politique d'extrême droite Jair Bolsonaro est devenu président du Brésil. 


Face à la médiatisation de la catastrophe écologique qui se joue, le président brésilien, pointé du doigt pour sa politique de déforestation, a été tenu de déployer l'armée afin de combattre les flammes et de minimiser les dégâts engendrés pour la biodiversité. La destruction de l'Amazonie par le feu a provoqué une grande émotion au sein de l'opinion publique mondiale, de en plus consciente du rôle d'un tel espace vert sur la captation du CO2 et sur la production d'oxygène dans l'air.

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La forêt surnommée le "poumon de la planète" est encore à ce jour aux proies avec une série de nouveaux départs de feu. Quelque 1.663 nouveaux feux se sont déclarés entre jeudi et vendredi, selon l'Institut national brésilien de recherche spatiale (INPE).

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Le sort de l'Amazonie est actuellement discuté par les membres du G7, septs pays démocratiques les plus puissants au monde parmi lesquels se trouvent la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l'Allemagne, le Canada, l'Italie. Lors du sommet, ces pays ont donné leur feu vert pour "aider au plus vite les pays frappés" par la catastrophe environnementale.

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