La Régie des bâtiments poursuit différents projets visant à réduire l'empreinte énergétique des Palais royaux de Bruxelles et de Laeken. 

Pour ce dernier, c'est notamment la chaleur résiduelle de l'incinérateur de Neder-Over-Heembeek, situé à proximité, qui doit pouvoir être récupérée pour le domaine royal à partir de l'hiver 2020-2021. Actuellement, les bâtiments du Domaine royal (château et serres) sont chauffés par une installation classique fonctionnant au mazout. Le projet mené par la Régie des Bâtiments et Bruxelles-Energie, l'exploitant de l'incinérateur, réduira l'émission de CO2 de 2.700 tonnes par an.

Les neuf chaufferies du Domaine devront être adaptées. La Régie des Bâtiments se chargera du raccordement hydraulique entre les échangeurs et les installations de chauffe existantes. Le coût de ces raccordements est de 228.500 euros et sera partagé entre la Régie et la Donation royale. De son côté, Bruxelles-Energie va installer le réseau de chaleur qui traversera le Domaine jusqu'aux différentes chaufferies. "L'objectif est que le réseau soit opérationnel à partir de la saison de chauffe 2020-2021 pour une durée minimale de 25 ans", explique la Régie des Bâtiments dans un communiqué diffusé vendredi.

Pour le Palais royal de Bruxelles, il a été décidé de travailler sur l'amélioration des installations de chauffage et de ventilation qui représentent un poste énergétique important. Le projet est ici moins avancé en raison du caractère historique du bâtiment notamment, mais des pistes sont "déjà envisagées comme le fait de passer du mazout ou gaz naturel, d'installer des chaudières à condensation ou même une unité de cogénération", explique Laurent Vrijdaghs, administrateur général de la Régie des Bâtiments.

Quatre chaudières au mazout datant d'une trentaine d'années chauffent aujourd'hui le Palais royal de Bruxelles.