"Les recommandations générales sur l'usage raisonné de l'eau de distribution restent donc plus que jamais de mise, même en cette période de l'année", insiste le SPW. Le déficit de précipitations s'est fortement aggravé en Wallonie ces deux dernières semaines, rapporte le SPW. Les pluies durant la nuit de mercredi à jeudi n'ont pas eu d'impact sur les eaux de surface, précise-t-il.

Des difficultés sont rencontrées localement au niveau de la distribution publique de l'eau, notamment à Libramont et à Rochefort. Quinze autres communes maintiennent des mesures de restriction de l'usage de l'eau. Il s'agit de Beauraing, Ohey, Theux, Stoumont, Léglise, Trois-Ponts, Manhay, Vielsalm, Gouvy, Tellin, Tenneville, Libin, Vresse-sur-Semois, Bouillon et Habay.

Les volumes d'eau dans les barrages-réservoirs, sous monitoring permanent, restent globalement satisfaisants. Le barrage de Nisramont fait toutefois exception avec une réserve historiquement basse.

Les débits des cours d'eau navigables restent bas, toujours similaires à ceux de 2019. Sur certains affluents du bassin de la Meuse, les débits sont inférieurs à ceux observés en 1976. "Il s'agit là d'une situation inédite", indique le SPW. Les cours d'eau non navigables subissent toujours des étiages sévères qui n'avaient encore jamais été observés. Huit stations de mesure montrent des valeurs d'étiage similaires à 1976. La mesure d'interdiction de l'exploitation des centrales hydro-électriques, hormis celles exploitées sur les grands barrages et sur les voies hydrauliques, reste donc appliquée.

La circulation des kayaks est également toujours interdite sur tous les tronçons. Les mesures de regroupement des bateaux aux écluses sont elles aussi encore d'application.

Les niveaux des réserves en eaux souterraines restent également bas, voire très bas. Les précipitations du mois d'août n'ont pas modifié cette tendance à la baisse.

La prochaine réunion de la cellule sécheresse est prévue le mardi 6 octobre pour dresser l'état général de la situation.