L'étude examine les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) publiés depuis 2001. Ces comptes-rendus évaluent les risques du changement climatique sur les systèmes humains et naturels. Ils communiquent les résultats clés à l'aide d'une échelle de couleurs montrant les risques du blanc au rouge et au violet, ce qui a donné des diagrammes connus sous le nom de "braise brûlante" ('burning embers').

Les niveaux de risque à des températures données n'avaient encore jamais été comparés entre les rapports de manière standardisée. Les chercheurs montrent qu'à un niveau donné de réchauffement climatique, les risques ont généralement augmenté à chaque nouvelle évaluation, à la suite de l'inclusion de données scientifiques nouvelles et plus complètes.

"Cette recherche souligne le besoin urgent d'agir ainsi que les avantages d'un investissement continu dans la science et du renforcement des protocoles scientifiques pour informer nos politiques publiques et nos prises de décision", déclare l'autrice principale de l'étude, Zinta Zommers, du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe.

"L'apport de nouvelles connaissances a généralement fait évoluer les estimations vers des risques plus élevés. Cependant, il était déjà clair en 2001, et encore plus en 2009, que certains impacts sont déjà là et deviennent plus graves et/ou plus répandus à mesure que le niveau de réchauffement augmente", commente Philippe Marbaix, chercheur à l'UCLouvain et co-auteur de l'étude.

"Les diagrammes des braises brûlantes sont clés dans les rapports du Giec pour communiquer les risques liés au changement climatique aux décideurs politiques et au grand public", explique Wim Thiery, professeur en climatologie à la VUB et contributeur à l'étude. "Ils montrent clairement que plus tôt nous pourrons arrêter le réchauffement climatique, moins les conséquences seront néfastes."