Les voitures partagées n'entraînent pas automatiquement une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces systèmes "entraînent des avantages environnementaux uniquement lorsqu'ils viennent remplacer la possession d'une voiture. Ce n'est pas le cas aujourd'hui", conclut l'institut Steunpunt Circulaire Economie (KU Leuven) après avoir sondé 2.000 conducteurs en Flandre. Les résultats sont publiés vendredi par De Morgen et Het Laatste Nieuws.

Les voitures partagées pourraient même avoir l'effet inverse que de rendre la planète plus verte. Car 60% des utilisateurs interrogés voient le système comme une option de mobilité supplémentaire, ce qui ne les amène pas à réduire leur utilisation de la voiture. De plus, sept sondés sur 10 déclarent grimper à bord d'une voiture partagée pour des raisons de vitesse de trajet en comparaison avec les transports publics.

Le message des chercheurs aux autorités est de ne pas promouvoir à outrance ces systèmes de partage. "Ils entraînent des avantages environnementaux uniquement lorsqu'ils viennent remplacer la possession d'une voiture et cela n'est pas le cas aujourd'hui", selon le chercheur Luc Alaerts (KU Leuven).