La différence est en outre importante entre un scénario avec de faibles émissions de gaz à effet de serre et un autre où elles sont élevées. Les projections se basent sur plusieurs scénarios climatiques qui vont d'un pic de CO2 durant les 30 prochaines années à l'émission de la plupart des réserves de CO2 dans les 200 prochaines années. Le scénario le plus extrême prend aussi en compte un effet de serre accru lié à la fonte du permafrost, ce qui libérerait du méthane en grande quantité.

En fonction des émissions de gaz à effet de serre, le niveau de la mer augmenterait entre 9,2 et 37,4 mètres, selon le glaciologue. La calotte glaciaire du Groenland disparaîtrait complétement dans tous les cas, tandis que celle de l'Arctique resterait intacte dans un scénario à faibles émissions. Si elles étaient plus élevées, elle pourrait perdre la moitié de sa masse.

Le scénario le plus extrême toujours, prévoit que le niveau de la mer augmente d'un mètre par siècle en moyenne sur les 2.000 ans à venir. Dans le scénario moins pessimiste, le rythme de l'élévation serait 10 fois plus faible sur la même période, à 11 centimètres par siècle. Le taux d'élévation du niveau de la mer dépendra donc fortement des émissions de CO2.

"Cette étude montre que l'effet du réchauffement climatique actuel sur le niveau de la mer restera visible pendant des milliers d'années. (...) Si nous ne parvenons pas rapidement à réduire à zéro les émissions de CO2, la Flandre, à l'exception d'une petite partie du Limbourg, se retrouvera complétement sous le niveau de la mer", commente Jonas Van Breedam.