Après 15 jours de traversée de l'Atlantique à bord d'un voilier zéro émission carbone, la jeune égérie pour le climat Greta Thunberg devait accoster mercredi en début d'après-midi à Manhattan, pour participer notamment au sommet sur le climat de l'ONU le 23 septembre.

"Terre! Les lumières de Long Island et de New York devant nous", a tweeté la jeune Suédoise de 16 ans tôt mercredi matin, après une traversée qui s'est avérée parfois agitée, surtout à l'approche du continent américain.

Un peu plus tard, elle annonçait que son voilier avait mouillé l'ancre au large de la célèbre plage de Coney Island, à Brooklyn, pour passer les contrôle de l'immigration américaine, et qu'elle accosterait à Manhattan vers 14h45 au plus tôt (18H45 GMT), où elle devait donner une brève conférence de presse.

Dès la fin de la matinée, une vingtaine de militants pour le climat, dont des membres de Greenpeace, et autant de journalistes attendaient déjà, sur un quai à la pointe de Manhattan avec la statue de la Liberté à l'horizon, celle qui est devenue en un an une véritable star.

L'ONU a prévu de l'accueillir avec les honneurs: l'organisation a annoncé qu'une flotille de 17 voiliers - un pour chacun des 17 objectifs du développement durable fixés par l'ONU à l'horizon 2030 - accompagnerait son voilier pour la dernière ligne droite avant son arrivée à Manhattan.

"Fridays for future"

Greta Thunberg est partie le 14 août de Plymouth (Grande-Bretagne), avec son père, à bord d'un voilier de course zéro émission carbone, le Malizia II, skippé par Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline de Monaco, et l'Allemand Boris Herrmann.

Désormais reconnaissable dans le monde entier à son visage poupin et ses deux longues tresses, l'adolescente a refusé de prendre l'avion à cause des émissions de carbone que ce moyen de transport génère.

Pierre Casiraghi a mis gratuitement à sa disposition un bateau pour parcourir les 3.000 milles nautiques (environ 5.550 kilomètres) séparant les côtes britanniques des Etats-Unis.

A la rentrée scolaire 2018, alors qu'elle était en dernière classe de collège, Greta Thunberg avait décidé de faire l'école buissonnière chaque vendredi et de s'installer devant le Parlement suédois à Stockholm pour sensibiliser les députés à l'urgence climatique.

Son action, rapidement relayée par les réseaux sociaux où elle est suivie par plus d'un million de personnes, a inspiré des milliers de jeunes à travers le monde et donné naissance au mouvement "Fridays for future".

Un an après, elle semble plus résolue que jamais, alors qu'elle s'apprête à porter son message pour la première fois aux Etats-Unis, dirigés par un président notoirement climato-sceptique, Donald Trump.

"Il y a un an, j'ai commencé à faire la grève scolaire devant le Parlement suédois, simplement parce qu'il fallait faire quelque chose. Depuis, je continue chaque vendredi, avec des millions d'autres. Et nous continuerons aussi longtemps qu'il le faudra", tweetait-elle depuis le Malizia II le 20 août.

Avant de participer au sommet de l'ONU sur le climat, la jeune fille, qui a pris une année sabbatique, devrait avoir une série de rencontres, même si aucun programme précis n'a encore été communiqué.

Elle a également prévu de se rendre au Canada, au Mexique et au Chili pour une autre conférence de l'ONU en décembre.