"C'est encourageant. On a généralement chaque année une portée de trois ours, mais pas dans le Béarn, où il n'y a que deux femelles lâchées en 2018 en Vallée d'Aspe et trois mâles, de part et d'autre de la frontière avec l'Espagne", dit Alain Reynes, directeur de l'association Pays de l'ours-Adet.

"Cette année, on peut espérer une quinzaine d'oursons", poursuit-il. Sur les 16 oursons nés en 2020 dans les Pyrénées, quatre sont morts.

Le taux de mortalité des oursons est important la première année. Ils pèsent à peine 300 grammes à la naissance et atteignent 3 à 5 kg à cette époque de l'année.

En 2020, 64 ours ont été détectés par les équipes de suivi de l'ours, un nombre auquel il faut retrancher les quatre oursons disparus et les trois ours adultes tués par l'homme, un en France, deux en Espagne.

Les trois oursons répertoriés cette semaine étaient en compagnie de leur mère Sorita. Les deux oursons qui avaient été observés près d'elle en 2019 n'ont pas survécu, et elle n'en a pas eus en 2020.

"Même si ces naissances ne suffisent pas pour restaurer une population viable, c'est une excellente nouvelle, porteuse d'espoir pour l'avenir de l'espèce dans les Pyrénées", soulignent les associations qui défendent la présence de l'ours dans le massif.

En 1996, la France a engagé un processus de sauvegarde de l'ours brun des Pyrénées, l'espèce étant en voie de disparition, en lâchant des ours venus de Slovénie, qui se sont bien adaptés à leur nouvel environnement.

Les éleveurs de montagne sont opposés à cette politique, dénonçant les prédations sur les troupeaux dans les hauts pâturages.