Stoppée en plein vol. Désireuse d’offrir une alternative éco-responsable et éthique aux mouvements de jeunesse et aux écoles, la marque de t-shirts "Hortie Clothing" venait à peine de décoller et pouvait envisager le voyage de manière sereine : son fournisseur portugais permettait d’assurer une production en Europe ; les commandes s’accumulaient en prévision des camps et des événements sportifs estivaux… Mais le Covid est passé par là.  "Et tout s’est arrêté : le producteur a dû fermer son atelier pendant plusieurs semaines ; les commandes ont été annulées ou suspendues…. ", raconte Juan Hazard, cofondateur de la marque belge avec son ami Nicolas Rotsart.

Le Chat pour se réinventer

Le duo d’étudiants (Ephec et Ichec) s’est donc demandé comment rebondir et se réinventer. "Nous voulions que la marque reste visible mais aussi servir à quelque chose, faire quelque chose de bien", raconte Juan Hazard. Au culot, le duo d’entrepreneurs a sollicité Philippe Geluck afin de pouvoir utiliser un de ses dessins - de circonstance - pour le floquer sur les t-shirts Hortie. "Il a immédiatement accepté", s’enthousiasme le jeune entrepreneur. Les droits lui sont cédés. Le célèbre Chat déclare désormais, sur le dos des t-shirts, qu’ "il vaut mieux être un confiné qu’un con fini".

"Nous n’avons pas nécessairement besoin de l’argent issu des ventes", poursuit Juan Hazard. Les bénéfices seront plutôt versés aux hôpitaux belges, via la Fondation Roi Baudouin, pour les soutenir dans leur lutte contre le Covid-19. Après avoir vendu 310 pièces "au prix attractif de 15 euros", le duo en retire déjà "une belle expérience et surtout un enrichissement personnel".

L’objectif est d’écouler 1000 pièces. "Mais nous poursuivrons le projet aussi longtemps qu’il sera nécessaire", promet-il.

Vous pouvez contacter Hortie Clothing via le site, Instagram ou Facebook.