Wow! propose aux enfants de 8 à 12 ans une ouverture sur le monde en abordant l'actualité sous l'angle de l'optimisme. Ce faisant, ses concepteurs pensent faire germer une génération de résilients.

La capacité de résilience de l’humain est actuellement mise à rude épreuve. Pourtant, face à la crise du Covid-19, les hommes collaborent, trouvent ensemble des solutions, les mettent en pratique, font preuve de solidarité.

Face aux problèmes auxquels on fait face, d’aucuns cherchent des solutions, mettent en commun leurs talents, leurs compétences et leurs ressources. "Il existe de nombreux problèmes à travers le monde… mais il existe aussi des personnes inspirantes, des informations positives dont on parle bien trop peu dans les médias" , commente Catherine Bahl, fondatrice du site d’actualités pour enfants Wow! .

Rééquilibrer la balance des informations

Or, ce qu’on lit, entend, regarde, influence notre vision du monde. Alors, pour peindre un tableau plus complet de la réalité, la page d’actualités « Wow! » destinée aux enfants de 8 à 12 ans (francophone et anglophones), a choisi le parti pris positif. Par le biais de sujets variés - portraits d’enfants ou d’adultes inspirants, histoires de coopération et sujets environnementaux, principalement-, la petite équipe tente de "rééquilibrer" la balance des infos : sans faire fi de ce qui va moins bien, veiller à ce que les mauvaises nouvelles n'éclipsent plus les bonnes.

Textes, podcasts et bientôt vidéos, les supports sont multiples et répondent à la demande d’une génération habituée au multimédia. Cette demande a d’ailleurs considérablement augmenté depuis le début du confinement. "On est directement confronté à une situation difficile. Dans ce climat anxiogène, il est d’autant plus important de parler aux enfants de ce que l’on peut en tirer de positif : les animaux reviennent en ville, le taux de pollution diminue, les solidarités se mettent en place" , explique Catherine Bahl. Se concentrer sur l‘aspect positif permet en outre une "prise de distance vecteur d’espoir".

Vers une société plus résiliente

"Toute ma carrière, j’ai couvert des conflits, des guerres, des crises, raconte Alastair Macdonald, ancien journaliste pour l’agence de presse Reuters et cofondateur du média. En dénonçant les problèmes, on espérait que le public agisse et, en tant que citoyen, change les choses." Wow! en prend le contre-pieds car "si on ne parle pas de solution, on court le risque de décourager les gens. Dépassés, ils se désintéressent de l’information. Le public en sort mésinformé ou désinformé". En choisissant de rendre compte des solutions, "on raccroche le jeune à l’actualité à un moment où il s’ouvre au monde extérieur" , poursuit le journaliste. "Nous voulons susciter en lui le sentiment de pouvoir agir, l’envie de s’engager et de changer le monde" , complète Catherine Bahl. Ceci, pense-t-elle, est d’autant plus simple quand le jeune se sent en sécurité et en confiance; quand ce qu’il lit, voit, regarde est porteur d’espoir.

"Si notre génération ébauche des solutions aujourd’hui, ce sera à la jeune génération à laquelle on s’adresse de poursuivre le travail" , pense Alastair Macdonald. Wow! les y encourage. "C’est une manière de les rendre plus résilient", ponctue Catherine Bahl.