Planète

A quelques battements d’ailes… d’abeille, de la basilique de Koekelberg, ont été placées sur un toit plat de l’antenne de quartier Bockstael, deux ruches et leurs soeurettes, deux ruchettes. Comme il le fait une fois par semaine, depuis le mois de mars 2016, Yves Van Parys, administrateur de la Société royale d’apiculture de Bruxelles et ses environs (SRABE) vient faire sa visite pour s’assurer que tout se passe pour le mieux dans le monde merveilleux et fascinant de ses abeilles.

Tout en douceur, l’inspection hebdomadaire commence. "Je dois ouvrir la ruche pour contrôler que la reine est toujours là et qu’elle a l’espace nécessaire, nous explique-t-il. Il faut aussi s’assurer qu’il n’y a pas de cellule royale, c’est-à-dire vérifier que la colonie n’a pas décidé de remplacer sa reine. Si c’est le cas, il faut agir, sinon la reine part. Quand tout va bien, cela prend au moins une demi-heure par ruche. Mais s’il faut intervenir parce qu’il y a un problème, cela peut durer une heure, voire davantage. Et si on ne voit pas la reine tout de suite parce qu’elle est jeune, nouvelle ou qu’elle vient de se faire féconder, cela peut prendre beaucoup de temps…"

Nous sommes dans le trou de miellée

Alors qu’il s’approche de l’une des ruches, l’apiculteur fait remarquer : "Ici, ce sont des colonies qui sont sélectionnées pour leur douceur. Il y en a d’autres qui, de manière beaucoup plus naturelle et spontanée, sont plus nerveuses. Au début de la saison - ce que je ne ferais pas maintenant, j’y allais sans voile, mains et bras nus sans aucun problème. Mais à présent, si on ouvre la ruche, elles vont sentir le miel et, comme il y a quatre colonies, elles vont essayer d’aller chiper la production du voisin. Et cela va être rapidement le pillage. Le pugilat. A ce moment-ci de la saison (NdlR : première quinzaine de juin), on est dans le trou de miellée, c’est-à-dire le creux entre les floraisons de printemps et celles d’été. Selon les années, ce creux est plus ou moins marqué. Pour le moment, elles attendent avec impatience les floraisons de tilleul, qui s’étalent ici à Bruxelles sur un mois et demi."